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MessageSujet: Lets continue the game Ven 4 Jan - 14:27
Nuage des Rivières


Lets continue the game

L'apprentie se terre dans sa litière. Elle entend plein de voix. Elles les entend jusque dans ses rêves. Même en couvrant ses oreilles. Elle a même déjà essayé de stopper cet enfer par un peu de douleur, mais ça n'a servit à rien, mis à part se faire disputer la veille au soir par la guérisseuse et Embrasement des Flocons.. Elle était allé se coucher, avec des graines de pavot, mais n'avait pas su trouver le courage de se lever. Les graines de pavot son fortes, Rêve des Âmes (c'est un PNJ mais osef) lui en avait prescrit trois, pour être sûr que la novice s'endorme. Elle aurait peut-être dû ne lui en donner que deux, étant donné sa faiblesse physique.

Mais la jeune apprentie est pleine de ressources, et elle décide de prendre son courage et d'avancer pour aller s'entraîner. Elle commence par aller voir Rêve des Âmes. Elle lui fait signe que tout va bien, mais je comprend pas un traître mot de ce que répond la guérisseuse. Elle retourne vers la clairière du clan, se demande si le jeune apprenti roux y est aussi. Elle se rend à l'endroit le plus éloigné. Un coin plein de ronces brunies par la sécheresse, de vieilles branches vaillantes au milieu d'un amas de neige. On confondrait le rouquin avec des branches, ici.

La discrète petite novice alla vérifier si l'apprenti y était, appréhendant un peu une réplique cinglante sur son agitation de la nuit, sur son levé tardif, sur le fait qu'elle venait à nouveau l'importuner alors qu'il était tranquillement loin de tout ce clan. La noiraude à la robe épaisse s’avança un peu craintive. Lui, il hurlait tellement fort dans sa tête qu'elle l'entendait par dessus ses propres voix. C'était peut-être pour ça qu'elle avait autant peur de lui que de ses voix..

Tu as peur de tout.
Je dirais même plus, tu as peur de lui en particulier. Alors pourquoi tu t'entête à aller le voir ?
Parce qu'il nous aide à être plus fortes, à faire un peu moins de bordel dans cette petite tête
Sauf qu'il nous crie dessus, il va recommencer à dire qu'on devrait aller six pieds sous-
On avait dit quoi ? On se dispute pas. On prend des décisions. L'important c'est le bien de Nuage des Rivières.
Je suis pas d'accord. Quand on souffre, il faut écouter.
Et quand on a trop peur, on s'enfuie.
Mais on peut affronter ses peurs, et affronter la douleur pour être plus fort.
Cette gosse en est incapable.
Si elle le peut. Elle peut tout faire.


J'ai mal à la tête. J'ai hâte qu'on me crie dessus pour qu'enfin elles écoutent et se taisent. Je me souviens qu'au milieu de toutes ces voix, moi je suis là.

Et je me rappel.

Je me rappel que j'existe. Je me rappel d'à quel point j'admire ce novice dont j'ai si peur. À quel point je veux le voir devenir grand. Le voir devenir le meilleur.

Puis je me perd dans toutes mes voix. Et je me dis que moi aussi je peux être une meilleure. Comme Nuage Hurlant. Mais Nuage Hurlant, lui, il l'a déjà compris. Il est le meilleur des meilleurs. Et il m'a donné un peu de son meilleur, pour que je sois une meilleur.

J'entend toutes mes voix s'agiter. Me brouiller la vue. Ou est-ce simplement les graines de pavot en légère surdose qui m'agressent le cerveau ? Leurs miaulements se font plus diffus. Et sa voix raisonne dans ma tête, beaucoup trop forte pour être supportable. Je grimace et recule, agressée.

Je cligne des yeux. Et regarde autour de moi. Je me rend compte que je m'étais assoupie. Que si je voyais flou c'était parce qu'on essayait de me réveiller. Je lève un museau où un masque d’incompréhension et de sommeil masquait toute autre expression.

Heum.. Je.. Te dérange ? Non. Nan je ne t'ai pas dérangé quand même ? Je suis désolée ! Voir son museau hurleur si proche du mien me remplit d'une intense panique. Il doit essayer de me réveiller depuis un moment ! Est-ce que c'est Nuage Hurlant au moins ? J'ai soudain un doute. J'entend sa voix, du moins je l'entendais, mais les autres se mélangent pour devenir un magma d'informations incompréhensibles.

Je m'éloigne, m'ébroue pour me réveiller. Je me sens vaseuse. Me prend à détester la guérisseuse, à la maudire même. C'est pas ma faute si je suis comme ça, c'est leur faute à eux, qui ne s’adaptent jamais à moi. Moi, j'y peux rien, c'est eux tiens, qui devraient avoir toutes ces voix dans leurs têtes, jusqu'à l'insomnie. Je fais mon possible, et eux ils font que dalle cette bande de sales rats d'égouts incompé-

Mais Nuage des Rivières calme toi !

Non, j'ai le droit d'être énervée. J'ai le droit d'avoir une chance d'être une bonne guerrière. J'ai droit aux mêmes chances que tout ces autres.. Ces sales...

...

Faut que tu arrêtes de paniquer comme ça chaque fois que tu le vois.
Elle n'a pas peur de lui, pas foncièrement.
T'es sûr de toi là ?!


Vous m'écoutez au moins ?

Cessons de nous emporter. Nuage des Rivières a assez mal à la tête. Nous devons nous entre écou-
Tais toi, s'il te plais, tais toi. On sait pas comment se maîtriser, elle sait pas mieux faire que nous. On a fait du chemin non ? Elle a arrêter de se jeter dans des bouquets de ronce !
Oh mon dieu on a encore les cicatrices de la dernière fois. Plus jamais ça. Plus jamais ça.
C'est nous qui provoquons ça. Regardez un peu comme elle a essayé de se tailler les oreilles en pièce hier soir, nous devons l'aid-
On a le droit de parler.


Des noms... Faudrait que je leur donne des noms.. Si j'arrivais à leur parler directem-

Quoi ? Tu veux qu'on la pousse encore hein c'est ça ? Bah vas y dis le ! On le provoque le loustique, tu sais genr-
NON TU NE PRENDS PAS LA PAROLE CA VA SE RETOURNER CONTRE NOUS.
FERME LA LAISSE MOI PARLER A CE DÉGÉNÉRÉ !


Nuage Hurlant ?

Quoi ?

Quoi ?

Mais qui c'est la dégénéré qui s'est cru tout permis pour parler comme ça à Nuage Hurlant ?!

J'essaye de rendre le style plus fluide, je me suis inspirée de Split, dis moi si c'est plus claire qu'avant ^^
Là c'est encore assez décousu, avec l'italique pour Souffrance, strike pour Folie, blanc pour Espoir, et  gris pour Peur. Mais quand j'aurai appris à Rivou, dans très peu de temps, à les maîtrise et à leur donner des noms comme elle le dit elle même, je ferai la narration comme il faut. Ca sera plus claire, là c'est encore un peu flou mais c'est pour mieux servir la métaphore de Rivou qui contrôle que dalle, même si j'ai commencé à installer la notion de "c'est pour son bien à la gosse" et Espoir qui est apparue entre temps, à la fin du rp avec Hurlou. Elle va apprendre à vivre et à écouter ses voix, comme si c'était de vraies personnes. Ca fera d'elle une chatte à l'esprit aiguisé et réfléchie (elles sont 5 donc heureusement lol). Ah et Peur disparaîtra, de manière touchante, ou fusionnera avec Souffrance. J'ai des images dans la tête omg c'est trop chou, genre Espette qui se couche dans la tête de Rivou et caresse le sol, pour apaiser la bichette **
Mais dis moi juste si c'est lisible/compréhensible, et si tu as des idées ^^

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Le chant des rivières fait tourbillonner la mélodie. Une mélodie infiniment douce. D'où elle vient ? De son esprit, d'un esprit malade mais jamais à court de détermination, de vie, de ressources.
Nuage des Rivières
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Sam 12 Jan - 15:22
Nuage Hurlant
Nuage Hurlant doit nourrir son clan pour montrer qu’il est le meilleur. Il s’est levé très tôt ce matin. Il doit chasser. Il doit montrer qu’il est le plus fort. Que même la mauvaise saison ne l’arrête pas. L’apprenti part donc juste après la première patrouille. Il va se diriger vers le sol rocheux, il sait que c’est un des meilleurs territoires pour chasser. Il y a très peu d’arbres, le rouquin n’aperçoit que de la pierre, laiteuse, lisse, poreuse, granuleuse, quelques fois grise, brunâtre ou encore légèrement orangée. Le tout recouvert d’une fine couche de poudreuse, de givre ou de neige compacte. Le novice plisse les yeux. Il cherche du regard une proie, la cause de sa gloire future. Un des nombreux pas pour arriver au sommet. Il attend. Le froid mordille sa peau à travers son épaisse fourrure, mais il s’en fiche. Tapi dans l’ombre, il observe chaque recoin de cette plateforme rocailleuse. Rien ne lui échappera.

Le temps passe. Pas de mouvements, pas de rongeurs, pas de chaire, de sang, de fourrure et de battements de cœur affolés. Rien. Il n’y a rien; rien lui échappe. Nuage Hurlant commence à s’impatienter, à s’énerver. Le soleil est déjà plutôt haut dans le ciel. Les crocs du matou roux sont serrés, ses griffes sorties et plantées dans le sol. Il ne veut pas attendre. Aucun gibier ne vient à lui. Le temps passe. Son regard se plante sur une touffe noire qui se faufile dans la neige. Mais transie par le froid, la bête peine à avancer. Puis il y a un bond du rouquin, un pouls qui s’accélère, du sang qui gicle, un couinement, des os qui se brisent, et un cœur qui s’arrête. Un mort pour des vies sauvées. Un cadavre de plus constituant le trône qui attend Nuage Hurlant au sommet.

Le novice est déçu lorsqu’il recouvre ses esprits et porte son attention sur sa proie. Les côtes brisées du petit lapin pointent sous sa fourrure maculée de sang. Non, Nuage Hurlant n’est pas déçu. Il fulmine. Puis le temps passe, et rien ne vient. Le cœur du rouquin se serre. Il décide de revenir au camp.

Faible.

Le mot résonne dans sa tête. Il se sent nul. Il a échoué. Sa seule mission était de ramener des proies au camp, de nourrir ses camarades. Et là, il rentre tout penaud, un maigre lapin aux yeux vitreux entre les crocs. Le froid de la mauvaise saison ne mordille plus Nuage Hurlant ; il le croque à pleine dents.

Le rouquin pénètre dans l’enceinte du camp. Il se dirige mécaniquement vers le tas de gibier quasiment inexistant, et y dépose sa pitoyable proie. On l’observe, le regarde. Il entend un guerrier lui dire que c’est bien, que grâce à lui, les anciens auront quelque chose à se mettre sous la dent. Mais il sait très bien que ce n’est pas un pauvre lapin qui réduira le nombre de morts de faim.

Nuage Hurlant va se réfugier dans son coin favori du camp. Il rumine et fulmine ; il veut tout mettre en ruine. Ses yeux rageurs viennent semer le désastre lorsqu’ils se posent sur les ronces et les branches craquelées, abîmées, sèches. Il y pose une patte déjà mouillée par sa partie de chasse dans la neige immaculée, et la ressort aussitôt. Il voit des empreintes autres que les siennes dans le manteau blanc qui recouvre le sol. Ses yeux se plissent. Il aperçoit une boule de fourrure noire. Il sait à qui elle appartient. Nuage des Rivières.

Qu’est-ce qu’elle fout là ? Est-ce qu’elle se croit tout permis juste parce que j’ai toléré qu’elle m’accompagne pour chasser ? Elle doit partir. Je ne veux pas d’elle ici. C’est une personne faible, une pleurnicheuse. Qu’elle s’en aille, qu’elle dégage, et qu’elle ne revienne pas !

L’apprenti roux se place à côté d’elle, et du bout de la patte – non sans une pointe de dégoût –, il la secoue violemment pour la réveiller. Elle ne bouge même pas. Nuage Hurlant espère qu’elle est morte d’hypothermie, comme ça, il ne la reverra plus jamais et elle le laissera tranquille. Il s’approche d’elle avec une grimace. Elle respire, elle est juste en train de dormir. Mince.

– Réveille-toi et dégage d’ici.

Elle ne veut toujours pas ouvrir les yeux. Nuage Hurlant crache et montre les crocs. Il va devoir utiliser la manière forte. Dommage pour elle. Il plonge sa patte dans la neige et secoue une nouvelle fois l’apprentie, avec une poigne glacée, trempée et violente.

– Dégage bordel ! feule le rouquin avec colère.

Deux yeux s’ouvrent enfin, et le chat casse le contact physique qu’il avait avec la novice, reculant soudainement.

– Heum.. commence sa camarade de tanière. Je.. Te dérange ? Non. Nan je ne t'ai pas dérangé quand même ? Je suis désolée !

Nuage Hurlant montre les crocs et la regarde avec fureur. Il se retient de feuler une deuxième fois. Ses yeux indiquent à son interlocutrice que oui, elle l’a bel et bien dérangé.

Dégage, dégage, vas-t’en, arrête d’être toujours là où je suis, je ne veux pas de toi ici !

Elle s’éloigne enfin pour s’ébrouer. Le rouquin l’observe toujours d’un air méprisant.

– Nuage Hurlant ?

Il reste silencieux. La pression monte en lui ; toute cette colère accumulée. L’échec de ce matin. Le froid mordant qui l’énerve. La neige qui lui trempe la fourrure. Ce maudit lapin aux côtes saillantes. Sa propre incompétence. Cette fierté détruite. Ces guerriers qui le félicitent, alors qu’il ne mérite pas d’être félicité. Nuage des Rivières qui vient fourrer sa truffe dans ses affaires. Oui, cette maudite apprentie qui, croyant peut-être à une quelconque amitié entre eux alors que c’est mort d’avance, se croit tout permis et vient ronfler dans le coin favori du rouquin.

– Dégage d’ici, miaule-t-il méchamment en tentant tant bien que mal de se contenir.

Il a détourné son regard d’elle. Il ne peut pas. S’il voit juste une seule de ses mimiques, un seul de ses poils, un seul de ses yeux, il va exploser. Il y a un grand silence. Il y a quelque chose qui grandit au creux de la poitrine de Nuage Hurlant. Ce n’est plus de l’agacement ; c’est un courroux terrifiant, qui beugle, crie, hurle dans la tête du novice.

Relâche-moi, laisse-moi sortir, laisse-moi t’apaiser, ça ira mieux après.

La grosse boule de fureur est craquelée, elle ne va pas tarder à briser complètement.

– Dégage
, répète-t-il une nouvelle fois.

Les fissures grandissent, et ce froid trop mordant, cette fierté trop destructrice, cette proie trop maigre, cette apprentie trop fouineuse, ces guerriers trop niais, et ce sentiment de faiblesse beaucoup trop présent en lui transforment ces fissures en lacérations.

– Dégage bordel ! explose-t-il avant même qu’elle n’ait pu dire quelque chose. Bien sûr que oui tu me déranges !  Qu’est-ce que tu fous là encore ? T’arrivais pas à dormir ? C’est parce que tu es complètement folle, c’est ça ? Tu crois quoi ? Que parce que j’ai toléré ta présence une fois, tu peux faire tout ce que tu veux ? Dégage, dégage, vas-t’en, je ne veux pas de toi ici ! Je ne veux pas d’une pleurnicheuse qui traîne toujours dans mes pattes ! J’ai autre chose à faire que de devoir te gérer ; moi au moins j’ai un but à atteindre, je ne suis pas sans avenir ! T’as pas quelqu’un d’autre à aller voir ? Ah, t’es trop bizarre, personne ne veut de toi, hein ? Quand est-ce que tu te rendras compte que tu es un cas désespéré ? Arrête d’essayer de me suivre, de me coller, de t’approprier tout ce que j’ai ! Fais ce que tu veux, vas même crever à cause du froid ou de la faim, j’en ai rien à foutre, ce serait même un soulagement ; tout ce que je veux, c’est que tu dégages de mon chemin !

Un hurlement fracassant est né de ces fissures.

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Nuage Hurlant
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Sam 12 Jan - 17:11
Nuage des Rivières


Lets continue the game

Le rouquin se retourne. Ne voyant qu'un aperçu pas très enjôleur de Nuage Hurlant. Elle avait entendu tellement de "dégage" par dessus les jappements terrifiés des petites voix dans sa tête, que la douce voix de l'espoir s'envola comme une colombe. Elle s'envola avec sa liberté. Il n'y avait désormais dans sa tête que des couleurs sombres. Et un hurlement prolongé qui lui hurlait de dégager. Alors elle se laissa dégager lentement. S’effaçant elle même dans sa tête, devant spectatrice d'un concert un peu bouffi de voix et d'une féline atteinte vraisemblablement de rigidité cadavérique.

Dégage dégage dégage dégage dégage.

C'EST QUOI TON PROBLÈME A TOI ? HEIN ? TU REVIENS UN PEU ICI QUE JE TE REFASSE LE PORTRAIT ESPÈCE DE SALE FEMELLE A DEUX GRIFFES DE MES DEUX.

La souffrance agrippa l'espoir par la peau du cou pour l'éviscérer. L’étrangler jusqu'à ce que cette salope ai respiré son dernier brin d'herbe à chat. Elle n'avais pas prononcé un seul mot de plus depuis que son petit ange d'espoir avait semé la tempête.

Et c'était encore la personne qui n'est personne, qui n'en veut à personne et qui ne veut personne qui avait récolté la tempête comme personne.

Alors elle ferma les yeux. Et écouta le balais dans sa tête. Écouta l'espoir s'envoler et se faire maltraiter. Elle sentait le torrent de paroles et d'émotions contradictoire envelopper et pousser sa tête à l'évaporation de toute trace de lucidité. Une apocalypse gémissait dans son esprit, alors qu'une tempête se préparait dehors, et que le support était calme. Aussi calme qu'un nid d'abeilles. Les abeilles sont bruyantes, brusques, paniquées là dedans. La tempête hurle dehors. Mais le nid, lui, il ne bouge pas d'un seul poil.

Tu te rends compte de ce que tu as fais ?!
On va toutes y passer... On va toutes y passer.... On va toutes y passer !
OUI. ET A CAUSE DE QUI ?! AIDONS LA MÔME QU'ELLE DISAIT L'AUTRE SALOPE ?!
ON S'EN FOUT. TAISEZ VOUS TOUS. ON VA LUI FAIRE LA PEAU. ON EST LA SI ON VEUT NON DE DIEU DE BORDEL DE MERDE !
LANGAGE TOI !
Partir, s'il vous plais, il faut partir, on va prendre une tempête hurlante en pleine face !
ON PEUT PLUS PARTIR ON PEUT PLUS !
OUAIS ELLE A RAISON FAUT LUI SAUTER A LA GORGE AVANT D'ESSUYER LA TEMPÊTE !


Même la folie avait peur de lui. Mais elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle ne pouvait pas part-

Dégage bordel ! Bien sûr que oui tu me déranges ! Qu’est-ce que tu fous là encore ? T’arrivais pas à dormir ? C’est parce que tu es complètement folle, c’est ça ? Tu crois quoi ? Que parce que j’ai toléré ta présence une fois, tu peux faire tout ce que tu veux ? Dégage, dégage, vas-t’en, je ne veux pas de toi ici ! Je ne veux pas d’une pleurnicheuse qui traîne toujours dans mes pattes ! J’ai autre chose à faire que de devoir te gérer ; moi au moins j’ai un but à atteindre, je ne suis pas sans avenir ! T’as pas quelqu'un d’autre à aller voir ? Ah, t’es trop bizarre, personne ne veut de toi, hein ? Quand est-ce que tu te rendras compte que tu es un cas désespéré ? Arrête d’essayer de me suivre, de me coller, de t’approprier tout ce que j’ai ! Fais ce que tu veux, vas même crever à cause du froid ou de la faim, j’en ai rien à foutre, ce serait même un soulagement ; tout ce que je veux, c’est que tu dégages de mon chemin !

La voix hurla par dessus les autres. Ça balaya tout le reste. Plus de souffrance. Plus de peur. Plus de folie. Plus qu'elle. Elle et le hurlement de Nuage Hurlant.

Les yeux clos, elle sentait s'évaporer d'elle toute trace de vie. Elle se sentait mourir de froid, de mutisme, d'une agression, du mal vert, d'une overdose. Ou tout ça à la fois. Elle était si inapte à faire le moindre mouvement que ses muscles étaient en rigidité cadavérique. Jusqu'à ses poumons. Si son cœur n'avait pas été un muscle automatique, elle l'aurait aussi senti s'arrêter. Et serait morte. Comme Nuage Hurlant l'aurait voulu.

Ça aurait été désolant pour son Espoir que ce chat là la souhaite morte.
Ça aurait été terrifiant pour sa Peur que ce chat là la souhaite morte.
Ça aurait été libérateur pour sa Folie que ce chat là la souhaite morte.
Ça aurait été douloureux pour sa Souffrance que ce chat là la souhaite morte.

Mais il n'y avait ni l'une, ni l'autre, ni les autres. Il n'y avait qu'elle. Elle et Nuage Hurlant. Lançant une déferlante délicieusement terrifiante, blessante, douloureuse et désolante dans sa tête. Scarifiant les parois de ce lieu sans étoiles de marques indélébiles. Qui resteraient pour toujours là. Comme celles de la dernière fois.

Mais cette douleur avait été un mal pour un bien. Car le hurlement furieux avait déclaré dans sa tête l'incendie qui les avaient faites partir. Ça brûle. Mais elle laisse les hurlements rescapés de ce rugissement tempétueux finir le travaille. Jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien.

Plus rien.

Plus personne.

Plus que Personne.

Plus que moi. Moi dans un grand vide. Un vide après l'apocalypse.

Je repris une profonde inspiration. Recommençant à respirer. Sans pouvoir faire encore, le moindre mouvement. Mes muscles commençaient à me faire mal.

Ça fait du bien, merci. Lâchai-je dans mon délire de droguée. Je vais leur trouver des noms, et répondre à ce.. Ce cataclysme que tu viens de me balancer comme à un bon gros paquet de merde. J'ouvris deux yeux bleus d'azur, voilés d'un épais brouillard de pavot. Sache tout d'abord qu'on m'a droguée aux graines de pavot alors tu peux me dire de dégager, mes muscles sont tendus à se rompre que tu te casserais les dents su tu voulais me sauter à la gorge pour me crever les yeux. Léthargique, j'avais beaucoup de mal à parler. Alors j'ai laissé un baume de "Nuage Hurlant" remplir ma tête d'une épaisse forêt. Dense, touffue. J'y étais bien au chaud, bien en sécurité. C'était le meilleur des remèdes à ma maladie. Je ne contrôlais pas bien mon langage corporel. Je ne me rendais même pas compte de l'émotion que donnaient mes yeux.

Je t'ai dis que j'étais désolée, ok ? Ensuite, ton avenir c'est d'être le meilleur, le mien c'est de finir complètement folle, suicidée au fond d'un trou ou entre les griffes d'un autre chat ou recommencer à me griffer les oreilles pour les faire faire et ceux jusqu'à la mort. C'est un avenir comme un autre, mais un avenir. Tu seras le meilleur, mais des meilleurs il y en a beaucoup. Je serais la meilleure dans l'échec. Dans la folie, la maladie. ET la détermination pour résister à cette merde qui me bouffe de l’intérieur comme tu bouffes tes proies juteuses. Tu veux toute la merde que j'ai dans la tête ? Tu sais ce que ça fait ? Non, tu seras pas le meilleur de ce point de vue là. Je me senti tomber. C'était difficile de garder les yeux ouverts. Alors je l'ai regardé. Et je me suis remplie de détermination pour atteindre sa supériorité du bout de la patte. Quoi que cela veuille dire. Le vide dans ma tête forestière à l'image d'un certain rouquin insultant se remplit soudain d'admiration mélangée à une profonde affection.

Pour toi, c'est facile d'insulter une malade. D'insulter tout ce qui bouge en fait. T'insulterais même ta propre mère. C'est pas comme ça que tu seras le meilleur, ou le meilleur des meilleurs comme je te surnomme là dedans parfois. Je déblatère de telles conneries que je sais plus ce que je dis, ce que je fais, ce que je pense.

Alors je me tais. Et j'écoute. Ce qu'il se passe dans ma forêt. Dans la forêt dans ma tête.

Il y a un chat qui s'avance. Un beau chat blanc. Blanc comme une colombe.

Faut que je leur trouve des noms. T'sais je suis pas si folle que ça. Quand elles sont pas là c'est moi qui parle pour elles, alors c'est qu'elles sont quand même un peu là non ?

Je perd mon regard pour regarder cette belle chatte blanche qui s'avance dans ma tête. Qui laisse déverrouille dans le sol une tanière souterraine. Remplie de paille comme dans la grange. Il y a Embrasement des Flocons. Il y a Maman. Qui commence à Disparaître. Et il y a un chaton roux plus brillant encore que le feu qui consume la fourrure de mon père. Il hurle à la mort. Même à ma mort.

Elle ça sera Souffle d’Espérance. Murmurais-je d'un miaulement à peine audible, uniquement destiné à moi-même. Je la vis dans ma tête. Elle me sourie. Et posa sur le sol son museau blanc de neige pour parler de sa voix d'ange.

Tout va bien. Murmura Souffle d’Espérance au creux de mon corps.

Et les autres.. Je les voyais qui s'avançaient timidement dans la neige face à moi, encadrant le novice. Ma Peur était une petite chatte grise perlée aux yeux noirs. Je vais t'appeler Caresse d’Effroi. Ma souffrance était une rouquine flamboyante et très grande. Ses yeux étaient d'un bleu incandescent. Son regard se perdit dans le mien. Elle vit que j'étais comme ivre. En fouillant dans ses yeux, j'ai vu qu'elle avait mal. Souffrance des Flammes. Et enfin, la dernière arriva face à moi en fusillant Nuage Hurlant du regard. Dans mes pensées, j'ai vu qu'elle était en colère. Dans ses yeux, j'ai vu qu'elle tenait à lui. Elle était d'un tricolore presque nacré. Perle de Folie.

Je me sentais tanguer sur mes pattes comme quand on essaye de nager.

J'ai regardé Nuage Hurlant. J'ai su qu'il était en colère.
J'ai regardé dans ses yeux. J'y ai vu un hurlement plus dévastateur que celui que je venais d'essuyer.

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Nuage des Rivières
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Sam 12 Jan - 18:43
Nuage Hurlant
Après son petit élan de colère, Nuage Hurlant se contente de toiser méchamment l’apprentie noire en essayant de la persuader de partir. Malheureusement, rien n’y fait, elle n’a pas l’air de vouloir bouger. Le rouquin plisse les yeux et renifle d’un air méprisant.

– Ça fait du bien, merci, lâche Nuage des Rivières au grand étonnement du matou. Je vais leur trouver des noms, et répondre à ce.. Ce cataclysme que tu viens de me balancer comme à un bon gros paquet de merde.

Ses paroles l’ont frappé d’un hébétement soudain. Nuage Hurlant la regarde, interloqué, bien que les traits de sa furie soient toujours présents. Trouver des noms à qui ?

Elle doit être en plein délire, elle a vraiment une araignée au plafond…

– Sache tout d'abord qu'on m'a droguée aux graines de pavot alors tu peux me dire de dégager, rétorque la noiraude, mes muscles sont tendus à se rompre que tu te casserais les dents si tu voulais me sauter à la gorge pour me crever les yeux.

Le rouquin se demande bien qui a voulu la droguer aux graines de pavot. La seule qui en possède est la guérisseuse, mais elle est bien trop dévouée pour rendre ses patients à côté de la plaque à ce point. Peut-être qu’il n’est pas le seul à vouloir qu’elle meure. Ses moustaches frétillent lorsque cette idée farfelue lui vient. C’est impossible, il n’y a que lui pour être aussi cruel, personne ne souhaiterait la mort à quelqu’un d’autre à part lui.

– Je t'ai dis que j'étais désolée, ok ? Ensuite, ton avenir c'est d'être le meilleur, le mien c'est de finir complètement folle, suicidée au fond d'un trou ou entre les griffes d'un autre chat ou recommencer à me griffer les oreilles pour les faire faire et ceux jusqu'à la mort. C'est un avenir comme un autre, mais un avenir. Tu seras le meilleur, mais des meilleurs il y en a beaucoup. Je serais la meilleure dans l'échec. Dans la folie, la maladie. ET la détermination pour résister à cette merde qui me bouffe de l’intérieur comme tu bouffes tes proies juteuses. Tu veux toute la merde que j'ai dans la tête ? Tu sais ce que ça fait ? Non, tu seras pas le meilleur de ce point de vue là.

Cette idiote vient de soulever une question cruciale dans la tête du rouquin. C’est vrai, il voulait être le meilleur, mais de quoi ? Le meilleur guerrier, bien sûr, c’est évident, le meilleur membre de son clan, le meilleur apprenti pour le moment, le meilleur lieutenant s’il arrive à ce stade… Le meilleur des meilleurs ? Oui, cette perspective lui donne des frissons rien que d’y penser. Nuage Hurlant veut devenir le meilleur des meilleurs. Être encore meilleur que tous les autres meilleurs. (Problème qu’il refuse d’affronter : il ne serait jamais le meilleur fils, ni le meilleur frère, ni le meilleur ami, ni le meilleur camarade, ni le meilleur compagnon.)

Il sait qu’il n’est pas fou comme sa camarade ; il ne converse pas avec des personnes imaginaires et ne fait pas des crises pour rien, il ne sort pas des phrases sans queue ni tête et il ne suit pas les autres comme un assisté. (Pourtant lui aussi a des choses dans la tête, et ce n’est pas toujours positif.) Il s’apprête à prendre la parole pour lui répondre, mais elle le prend de haut et continue son discours.

– Pour toi, c'est facile d'insulter une malade. D'insulter tout ce qui bouge en fait. T'insulterais même ta propre mère. C'est pas comme ça que tu seras le meilleur, ou le meilleur des meilleurs comme je te surnomme là dedans parfois.

Paf, ça lui fait l’effet d’une claque le temps d’un instant. T’insulterais même ta propre mère. Il aimerait lui dire qu’elle a juste sur ce point, mais que de toute façon il n’a plus de mère à proprement parler, et que c’est donc comme s’il insultait une étrangère. Cette phrase lui fait se souvenir de toutes les paroles blessantes qu’il a pu retourner contre elle, de toutes ces insultes et de tous ces feulement qu’il a renvoyé comme un écho, une réponse à ces blessures morales qu’elle lui a infligé. Que sa famille lui a infligé. Mais il reste silencieux. (Nuage Silencieux avait toujours été meilleur que lui, le silence gagne toujours. Traître de frère, serpent de père, poison de mère.)

– Faut que je leur trouve des noms. T'sais je suis pas si folle que ça. Quand elles sont pas là c'est moi qui parle pour elles, alors c'est qu'elles sont quand même un peu là non ? 

Mettre des noms sur sa folie, ses maux ? Nuage Hurlant continue de soutenir ses yeux bleus. Il ne sait plus quoi penser, il ne sait plus quoi ressentir à part ce brin de rage qui le titille sans cesse. Il est en colère contre cette novice qui mange son temps avec des balivernes. Il est en colère parce qu’elle ne veut pas partir et le laisser seul. Il a beau lui dire de s’en aller, elle reste et il ne le supporte pas.

– Elle ça sera Souffle d’Espérance. Et les autres… Je vais t'appeler Caresse d’Effroi. Souffrance des Flammes. Perle de Folie.

Le rouquin ne comprend pas un traître mot de ce qu’elle dit. Elle nomme des chats invisibles, elle parle toute seule. Dans chaque nom se reflète un mal. Effroi, Souffrance, Folie. La seule note positive est Souffle d’Espérance. Nuage Hurlant trouve tout cela trop niais pour lui. Il fusille une nouvelle fois du regard Nuage des Rivières. Elle le faisait perdre son temps, et il n’aimait pas ça.

Vas-t’en, dégage, arrête de me parler, de me raconter ô combien tu souffres ! Laisse-moi tranquille, va chanter tes problèmes à d’autres que moi. Qu’est-ce que je t’ai fait, hein ? N’as-tu personne d’autre à aller voir ? On m’a dit que pour être le meilleur, il fallait être seul ; quand il y a deux personnes ou plus, ça ne marche pas. Je veux être seul.

Une autre boule de haine se forme en lui. Il n’a pas envie de la laisser exploser. Sa gorge est sèche et brûlée par le dernier hurlement. Mais la rage en lui ne lui demande pas son avis.

– Malade, c’est pas le bon mot, ricane-t-il en la toisant hautainement. T’es complètement tarée, oui ! Franchement, je n’ai même pas envie de te demander à qui tu viens de donner des noms. Je n’y comprends rien, et je ne veux pas comprendre, ça ne me sert à rien de me mettre à ta place ou de faire preuve de pitié. J’en ai rien à faire, voilà la vérité. T’es malade ? Et alors, c’est censé me faire quelque chose ? Parce que si oui, et bien désolé de te le dire, mais je suis complètement insensible à ton sort. Souffre, crève, chiale, hurle : je me fiche bien que tu sois par terre en train de te tordre de douleur, de crier, d’agoniser, de sangloter. Je me fiche de tout.

(– P-Petit Hurlement ?
– Dégage Petit Silence.
– Je… Je voulais te dire quelque chose, à propos de papa et maman… Ce n’est pas gentil ce qu’ils te disent, mais ils ne le pensent peut-être pas…
– Je viens de te dire de dégager. J’en ai rien à foutre de ce que tu as à me dire, je me fiche de toi, je me fiche d’eux.)


Nuage Hurlant plante ses griffes dans le sol, il n’arrive pas à contenir sa colère.

– Et… reprend le rouquin. Et puis d’abord, pourquoi tu me choisis comme victime, hein ? Tu peux pas choisir quelqu’un d’autre à qui parler ? J’ai pas envie de t’entendre déblatérer des conneries à longueur de journée, pourquoi tu ne veux pas me laisser tranquille, je ne t’ai rien fait ! Il y a plein d’autres apprentis à qui parler, et qui te répondront beaucoup mieux que moi, alors pourquoi tu restes ? Tu ne comprends pas le sens de « dégage », ta folie te l’en empêche ? Et bien dis à Espérance de grandir un peu ! Hurle sur Effroi, Souffrance et Folie – ou je ne sais quels noms tu leur a donnés – mais demande-leur de me laisser tranquille si c’est à cause d’eux que tu n’y arrives pas ! Je n’ai pas de temps à te donner pour t’aider, je n’ai pas envie de me porter volontaire surtout. Ce n’est pas mon domaine de soigner des attardés, des fous, des malades, des comme toi ! Je dois devenir le meilleur. Le meilleur… Le meilleur de tout ce que tu veux ! Je dois être seul. Je veux être seul.

(– Petit Hurlement, t-tu sais, je ne t’en veux pas si tu es en colère. C’est nul qu’on ne puisse pas être le meilleur ensemble, mais ce n’est pas grave, je le serai pour toi et moi, comme ça je pourrai te protéger, et on sera tous les deux heureux !
– Est-ce que je t’ai demandé de me pardonner ? Non. Je ne suis pas faible, n’essaie pas de jouer les grands protecteurs. Ton nom, c’est Petit Silence, alors pourquoi tu n’arrives pas à te la fermer, hein ? Et par pitié, qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « dégage » ? Vas-t’en, j’en ai rien à foutre de toi ! Je veux être seul.)


Nuage Hurlant sent une nouvelle boule de furie se former au creux de sa poitrine. Il secoue la tête, il crache aux pattes de Nuage des Rivières. Ce hurlement vient de lui laisser un goût particulièrement amer sur ses papilles qui, privées du goût juteux du gibier depuis la mauvaise saison, s’indignent et le lui font savoir. Il a l’impression que ce hurlement était faible. Il ne veut pas être faible. Il n’est pas faible, de toute façon. Il s’énerve de nouveau. Contre lui-même car c’est un imbécile trop fier trop vicieux trop méchant trop méprisant trop orgueilleux trop– trop tout sauf trop attentionné, trop gentil et ses dérivés. Il est le meilleur dans toutes les catégories de la méchanceté. Il veut que la noiraude arrête d’essayer de le côtoyer – la rage gonfle à chaque fois qu’il la croise, qu’il voit quelque chose qui lui rappelle cette apprentie malade. Peut-être que la colère arrêtera de le submerger. Il doit être seul. Il veut être seul.

Je veux être seul.

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Nuage Hurlant
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En errance dans la forêt
MessageSujet: Re: Lets continue the game Sam 12 Jan - 20:00
Nuage des Rivières

Lets continue the game

Les mots du novice ricochent dans mon esprit. Il voulait être seul. Et moi je ne pouvais pas être seule. Je retins son conseil.. Hurler sur Perle de Folie, Caresse d’Effrois et Souffrance des Flammes.

J'ai regardé les quatre chattes qui me regardaient aussi avec intensité. Mais je n'ai vu dans leurs yeux que mon propre reflet. En regardant leurs yeux, je me dis que leur hurler dessus ne servait à quelque chose que sur moi même. Elles, je devais les écouter. Elles ne m'entendaient que peu, voir pas du tout, alors leur hurler dessus ne servait à rien.

Je commençais à me sentir vaseuse. Maintenant que je ne les entendais plus, et que les sons de la forêt m'assaillaient, tout était plus... Calme. Oui, calme. Beaucoup trop calme. Je me rend compte que plus il me parle, plus la forêt hurlante dans ma tête se fait.. Sympathique. Plus le chaton roux qui hurlait dans ma tête au creux de ma tanière secrète grandissait. Il hurlait de plus en plus fort. Mais comme un rugissement puissant et majestueux.

J'partirai bien, même si je ne veux pas te laisser tout seul, mais j'arrive plus à bouger.

Hein ? Rester avec lui ? Paniqua Caresse d'Effroi.
Oui, avec lui. Avec Nuage Hurlant. Si tu ne sais pas pourquoi, demande à Souffrance des Flammes, je pense qu'elle saurait te répondre.
Faudrait mettre en place un système pour qu'on ne se marche pas toutes dessus... Ça facilitera les choses pour elle.
Tiens, tu es calmée ? Je plaisante, tu as raison. Que proposes-tu ?
Pour l'instant, se taire. De toute façon quand il parle elle nous entend plus.


Et vous, vous ne m'écoutez jamais. Mais une des filles pensa une idée. J'entendis cette idée. Mais pas les autres. Dans un éclaire de lucidité, je regardai le rouquin face à moi.

Pourquoi tu veux rester tout seul ? Après tout, tu détestes ton frère, et le silence c'est un peu son nom. Sa marque dans le clan. Miaulais-je d'une voix basse dans la nuance et dans la hauteur. Et la folie, ça se maîtrise. Faut juste savoir comment.

Je veux aussi savoir pourquoi il me déteste tant que ça. Pourquoi moi, je l'admire tant. Pourquoi il déteste tant son frère. Il paraît que sa famille est une bande de crétins. D'après mon père. Mais Embrasement des Flocons n'aime pas grand monde.

Sauf sa fille.

Apparemment.

Quand je l'ai compris, j'ai pleuré à m'en déshydrater. Il m'avait fait plus de mal qu'à n'importe qui parce qu'il tenait à moi. Est-ce qu'il avait fait pareil à Douce Huile ?

Me remémorant ce que je savais de mon père, je me suis demandé ce qu'il en était pour Nuage Hurlant.

J'ai aussi admiré mon père. Et si un jour il venait à provoquer le novice, ce qu'il ferait s'il apprend un jour que je le connais et surtout qu'il m'a plus d'une fois  insultée, qu'est-ce qu'il se passerait ?

J'essaye de te comprendre. Mon père est considéré comme un immonde.. Connard. Dans le clan. Un peu comme toi. Mais il le veut. Il veut juste voir ce monde brûler. Et brûler avec. Et toi, en étant le meilleur, quand tu seras le meilleur. Il se passera quoi ? Une de mes pattes flancha. Je me rattrapai avec l'autre. Puis considérai de nouveau Nuage Hurlant. Je sais que Embrasement des Flocons souffre beaucoup de ce qu'il s'inflige. Pour son objectif. Imaginer le visage déformé par la haine et la souffrance de mon père sur le museau de Nuage Hurlant me brûla les yeux. L'incendie se déclara à nouveau. Ils se ressemblaient tellement.

Je me dis que cd'était suffisant pour moi, pour aujourd'hui. J'ai bougé un peu, la tête tournante. Je pouvais désormais.. Retourner dormir pour environ trois saisons.

Et crever d'une overdose. Murmura Perle de Folie.
Ferme ta gueule. Rétorqua brillamment et poétiquement Souffrance des Flammes.

Tu seras le meilleur. Même si tu l'es déjà dans mon esprit tu sais. Plus on fait des efforts, plus on est le meilleur. C'est pour ça que le premier qui insulte Embrasement des Flocons face à moi se fait bien engueuler. Il mérite tout ce qu'il y a de mieux. Et toi aussi. Mais te fais pas autant de mal qu'il s'en fait. Prends soin d'toi. S'il te plais ? Tu sais mon père c'est pas le meilleur des pères. Mais pour moi il est encore mieux que le meilleur. Être le meilleur c'est une notion abstraite. T'es tellement mieux qu'un "meilleur", tu te rends même pas compte.

Une nouvelle bouffée d'affection pour lui, et pour mon père, m'enivra. Si cela n'avait pas été aussi dangereux j'aurai placé mon museau contre le sien ou contre son épaule. Mais j'ai décidé de plutôt retourner.. Dormir.

Rivou, tu vas voir cette salope de Rêve des Âmes.
Non, elle va encore essayer de nous empoisonner !
Moi j'ai envie de rester avec Nuage Hurlant...
C'est pas Souffle d’Espérance qu'il fallait t'appeler c'est Tourterelle Masochiste !
On va pas se mentir, il est assez chou, non ?

J'avais l'impression d'entendre les autres apprenties et leurs amies parler à une petite apprentie célibataire d'un beau mâle avec qui elles voudraient la caser.

Je regardai une dernière fois Nuage Hurlant, sentant se battre dans ma tête des bulles d'affection, d'admiration, de sympathie et
d'encore quelques petites bulles d'affection que s'échangeaient entre elles mes quatre personnifications.

Sans écouter d'avantage les protestations de mon corps, je tournai les talons et me dirigeai vers ma tanière. M'écroulant dans ma litière de mousse. J'ai.. Sombré instantanément dans un profond sommeil.

Je ne sentais plus vraiment, même plus du tout, de peur envers Nuage Hurlant.

Nuage des Rivières ? Agacée d'être dérangée, je levai la tête péniblement. Tombant face à une fourrure blanche cassée et des yeux ambrés perçants qui me regardaient avec colère. Mais en fouillant un peu dans son iris, je distinguai de l'inquiétude.

Qu'est-ce que tu fais encore ici à dormir ?! Tu devrais être à l'entrainement !
Rêve des Âmes m'a donné trop de graines de pavot je crois... Miaulais-je en sentant mes yeux se refermer.

Il s'éloigna, sûrement parti chercher la guérisseuse en ruminant.

Contre toute attente, je.. Me suis plus ou moins réveillée dans la tanière du guérisseur. Rêve des Âme dormait. Il faisait nuit. Et j'étais pelotonnée contre un Embrasement des Flocons paisiblement endormi. J'enfouie mon museau dans sa fourrure, profitant de ma taille ridicule. Pensant à Nuage Hurlant. Souffle d'Espérance ronronnant au creux de mon oreille.

~~~~~~~~~~~~~~~~
Le chant des rivières fait tourbillonner la mélodie. Une mélodie infiniment douce. D'où elle vient ? De son esprit, d'un esprit malade mais jamais à court de détermination, de vie, de ressources.
Nuage des Rivières
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