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MessageSujet: Lets continue the game Lets continue the game EmptyVen 4 Jan - 14:27
Nuage des Rivières


Lets continue the game

L'apprentie se terre dans sa litière. Elle entend plein de voix. Elles les entend jusque dans ses rêves. Même en couvrant ses oreilles. Elle a même déjà essayé de stopper cet enfer par un peu de douleur, mais ça n'a servit à rien, mis à part se faire disputer la veille au soir par la guérisseuse et Embrasement des Flocons.. Elle était allé se coucher, avec des graines de pavot, mais n'avait pas su trouver le courage de se lever. Les graines de pavot son fortes, Rêve des Âmes (c'est un PNJ mais osef) lui en avait prescrit trois, pour être sûr que la novice s'endorme. Elle aurait peut-être dû ne lui en donner que deux, étant donné sa faiblesse physique.

Mais la jeune apprentie est pleine de ressources, et elle décide de prendre son courage et d'avancer pour aller s'entraîner. Elle commence par aller voir Rêve des Âmes. Elle lui fait signe que tout va bien, mais je comprend pas un traître mot de ce que répond la guérisseuse. Elle retourne vers la clairière du clan, se demande si le jeune apprenti roux y est aussi. Elle se rend à l'endroit le plus éloigné. Un coin plein de ronces brunies par la sécheresse, de vieilles branches vaillantes au milieu d'un amas de neige. On confondrait le rouquin avec des branches, ici.

La discrète petite novice alla vérifier si l'apprenti y était, appréhendant un peu une réplique cinglante sur son agitation de la nuit, sur son levé tardif, sur le fait qu'elle venait à nouveau l'importuner alors qu'il était tranquillement loin de tout ce clan. La noiraude à la robe épaisse s’avança un peu craintive. Lui, il hurlait tellement fort dans sa tête qu'elle l'entendait par dessus ses propres voix. C'était peut-être pour ça qu'elle avait autant peur de lui que de ses voix..

Tu as peur de tout.
Je dirais même plus, tu as peur de lui en particulier. Alors pourquoi tu t'entête à aller le voir ?
Parce qu'il nous aide à être plus fortes, à faire un peu moins de bordel dans cette petite tête
Sauf qu'il nous crie dessus, il va recommencer à dire qu'on devrait aller six pieds sous-
On avait dit quoi ? On se dispute pas. On prend des décisions. L'important c'est le bien de Nuage des Rivières.
Je suis pas d'accord. Quand on souffre, il faut écouter.
Et quand on a trop peur, on s'enfuie.
Mais on peut affronter ses peurs, et affronter la douleur pour être plus fort.
Cette gosse en est incapable.
Si elle le peut. Elle peut tout faire.


J'ai mal à la tête. J'ai hâte qu'on me crie dessus pour qu'enfin elles écoutent et se taisent. Je me souviens qu'au milieu de toutes ces voix, moi je suis là.

Et je me rappel.

Je me rappel que j'existe. Je me rappel d'à quel point j'admire ce novice dont j'ai si peur. À quel point je veux le voir devenir grand. Le voir devenir le meilleur.

Puis je me perd dans toutes mes voix. Et je me dis que moi aussi je peux être une meilleure. Comme Nuage Hurlant. Mais Nuage Hurlant, lui, il l'a déjà compris. Il est le meilleur des meilleurs. Et il m'a donné un peu de son meilleur, pour que je sois une meilleur.

J'entend toutes mes voix s'agiter. Me brouiller la vue. Ou est-ce simplement les graines de pavot en légère surdose qui m'agressent le cerveau ? Leurs miaulements se font plus diffus. Et sa voix raisonne dans ma tête, beaucoup trop forte pour être supportable. Je grimace et recule, agressée.

Je cligne des yeux. Et regarde autour de moi. Je me rend compte que je m'étais assoupie. Que si je voyais flou c'était parce qu'on essayait de me réveiller. Je lève un museau où un masque d’incompréhension et de sommeil masquait toute autre expression.

Heum.. Je.. Te dérange ? Non. Nan je ne t'ai pas dérangé quand même ? Je suis désolée ! Voir son museau hurleur si proche du mien me remplit d'une intense panique. Il doit essayer de me réveiller depuis un moment ! Est-ce que c'est Nuage Hurlant au moins ? J'ai soudain un doute. J'entend sa voix, du moins je l'entendais, mais les autres se mélangent pour devenir un magma d'informations incompréhensibles.

Je m'éloigne, m'ébroue pour me réveiller. Je me sens vaseuse. Me prend à détester la guérisseuse, à la maudire même. C'est pas ma faute si je suis comme ça, c'est leur faute à eux, qui ne s’adaptent jamais à moi. Moi, j'y peux rien, c'est eux tiens, qui devraient avoir toutes ces voix dans leurs têtes, jusqu'à l'insomnie. Je fais mon possible, et eux ils font que dalle cette bande de sales rats d'égouts incompé-

Mais Nuage des Rivières calme toi !

Non, j'ai le droit d'être énervée. J'ai le droit d'avoir une chance d'être une bonne guerrière. J'ai droit aux mêmes chances que tout ces autres.. Ces sales...

...

Faut que tu arrêtes de paniquer comme ça chaque fois que tu le vois.
Elle n'a pas peur de lui, pas foncièrement.
T'es sûr de toi là ?!


Vous m'écoutez au moins ?

Cessons de nous emporter. Nuage des Rivières a assez mal à la tête. Nous devons nous entre écou-
Tais toi, s'il te plais, tais toi. On sait pas comment se maîtriser, elle sait pas mieux faire que nous. On a fait du chemin non ? Elle a arrêter de se jeter dans des bouquets de ronce !
Oh mon dieu on a encore les cicatrices de la dernière fois. Plus jamais ça. Plus jamais ça.
C'est nous qui provoquons ça. Regardez un peu comme elle a essayé de se tailler les oreilles en pièce hier soir, nous devons l'aid-
On a le droit de parler.


Des noms... Faudrait que je leur donne des noms.. Si j'arrivais à leur parler directem-

Quoi ? Tu veux qu'on la pousse encore hein c'est ça ? Bah vas y dis le ! On le provoque le loustique, tu sais genr-
NON TU NE PRENDS PAS LA PAROLE CA VA SE RETOURNER CONTRE NOUS.
FERME LA LAISSE MOI PARLER A CE DÉGÉNÉRÉ !


Nuage Hurlant ?

Quoi ?

Quoi ?

Mais qui c'est la dégénéré qui s'est cru tout permis pour parler comme ça à Nuage Hurlant ?!



[HORS RP : J'essaye de rendre le style plus fluide, je me suis inspirée de Split, dis moi si c'est plus claire qu'avant ^^
Là c'est encore assez décousu, avec l'italique pour Souffrance, strike pour Folie, blanc pour Espoir, et  gris pour Peur. Mais quand j'aurai appris à Rivou, dans très peu de temps, à les maîtrise et à leur donner des noms comme elle le dit elle même, je ferai la narration comme il faut. Ca sera plus claire, là c'est encore un peu flou mais c'est pour mieux servir la métaphore de Rivou qui contrôle que dalle, même si j'ai commencé à installer la notion de "c'est pour son bien à la gosse" et Espoir qui est apparue entre temps, à la fin du rp avec Hurlou. Elle va apprendre à vivre et à écouter ses voix, comme si c'était de vraies personnes. Ca fera d'elle une chatte à l'esprit aiguisé et réfléchie (elles sont 5 donc heureusement lol). Ah et Peur disparaîtra, de manière touchante, ou fusionnera avec Souffrance. J'ai des images dans la tête omg c'est trop chou, genre Espette qui se couche dans la tête de Rivou et caresse le sol, pour apaiser la bichette **
Mais dis moi juste si c'est lisible/compréhensible, et si tu as des idées ^^]

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Le chant des rivières fait tourbillonner la mélodie. Une mélodie infiniment douce. D'où elle vient ? De son esprit, d'un esprit malade mais jamais à court de détermination, de vie, de ressources.
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Nuage des Rivières
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptySam 12 Jan - 15:22
Nuage Hurlant
Nuage Hurlant doit nourrir son clan pour montrer qu’il est le meilleur. Il s’est levé très tôt ce matin. Il doit chasser. Il doit montrer qu’il est le plus fort. Que même la mauvaise saison ne l’arrête pas. L’apprenti part donc juste après la première patrouille. Il va se diriger vers le sol rocheux, il sait que c’est un des meilleurs territoires pour chasser. Il y a très peu d’arbres, le rouquin n’aperçoit que de la pierre, laiteuse, lisse, poreuse, granuleuse, quelques fois grise, brunâtre ou encore légèrement orangée. Le tout recouvert d’une fine couche de poudreuse, de givre ou de neige compacte. Le novice plisse les yeux. Il cherche du regard une proie, la cause de sa gloire future. Un des nombreux pas pour arriver au sommet. Il attend. Le froid mordille sa peau à travers son épaisse fourrure, mais il s’en fiche. Tapi dans l’ombre, il observe chaque recoin de cette plateforme rocailleuse. Rien ne lui échappera.

Le temps passe. Pas de mouvements, pas de rongeurs, pas de chaire, de sang, de fourrure et de battements de cœur affolés. Rien. Il n’y a rien; rien lui échappe. Nuage Hurlant commence à s’impatienter, à s’énerver. Le soleil est déjà plutôt haut dans le ciel. Les crocs du matou roux sont serrés, ses griffes sorties et plantées dans le sol. Il ne veut pas attendre. Aucun gibier ne vient à lui. Le temps passe. Son regard se plante sur une touffe noire qui se faufile dans la neige. Mais transie par le froid, la bête peine à avancer. Puis il y a un bond du rouquin, un pouls qui s’accélère, du sang qui gicle, un couinement, des os qui se brisent, et un cœur qui s’arrête. Un mort pour des vies sauvées. Un cadavre de plus constituant le trône qui attend Nuage Hurlant au sommet.

Le novice est déçu lorsqu’il recouvre ses esprits et porte son attention sur sa proie. Les côtes brisées du petit lapin pointent sous sa fourrure maculée de sang. Non, Nuage Hurlant n’est pas déçu. Il fulmine. Puis le temps passe, et rien ne vient. Le cœur du rouquin se serre. Il décide de revenir au camp.

Faible.

Le mot résonne dans sa tête. Il se sent nul. Il a échoué. Sa seule mission était de ramener des proies au camp, de nourrir ses camarades. Et là, il rentre tout penaud, un maigre lapin aux yeux vitreux entre les crocs. Le froid de la mauvaise saison ne mordille plus Nuage Hurlant ; il le croque à pleine dents.

Le rouquin pénètre dans l’enceinte du camp. Il se dirige mécaniquement vers le tas de gibier quasiment inexistant, et y dépose sa pitoyable proie. On l’observe, le regarde. Il entend un guerrier lui dire que c’est bien, que grâce à lui, les anciens auront quelque chose à se mettre sous la dent. Mais il sait très bien que ce n’est pas un pauvre lapin qui réduira le nombre de morts de faim.

Nuage Hurlant va se réfugier dans son coin favori du camp. Il rumine et fulmine ; il veut tout mettre en ruine. Ses yeux rageurs viennent semer le désastre lorsqu’ils se posent sur les ronces et les branches craquelées, abîmées, sèches. Il y pose une patte déjà mouillée par sa partie de chasse dans la neige immaculée, et la ressort aussitôt. Il voit des empreintes autres que les siennes dans le manteau blanc qui recouvre le sol. Ses yeux se plissent. Il aperçoit une boule de fourrure noire. Il sait à qui elle appartient. Nuage des Rivières.

Qu’est-ce qu’elle fout là ? Est-ce qu’elle se croit tout permis juste parce que j’ai toléré qu’elle m’accompagne pour chasser ? Elle doit partir. Je ne veux pas d’elle ici. C’est une personne faible, une pleurnicheuse. Qu’elle s’en aille, qu’elle dégage, et qu’elle ne revienne pas !

L’apprenti roux se place à côté d’elle, et du bout de la patte – non sans une pointe de dégoût –, il la secoue violemment pour la réveiller. Elle ne bouge même pas. Nuage Hurlant espère qu’elle est morte d’hypothermie, comme ça, il ne la reverra plus jamais et elle le laissera tranquille. Il s’approche d’elle avec une grimace. Elle respire, elle est juste en train de dormir. Mince.

– Réveille-toi et dégage d’ici.

Elle ne veut toujours pas ouvrir les yeux. Nuage Hurlant crache et montre les crocs. Il va devoir utiliser la manière forte. Dommage pour elle. Il plonge sa patte dans la neige et secoue une nouvelle fois l’apprentie, avec une poigne glacée, trempée et violente.

– Dégage bordel ! feule le rouquin avec colère.

Deux yeux s’ouvrent enfin, et le chat casse le contact physique qu’il avait avec la novice, reculant soudainement.

– Heum.. commence sa camarade de tanière. Je.. Te dérange ? Non. Nan je ne t'ai pas dérangé quand même ? Je suis désolée !

Nuage Hurlant montre les crocs et la regarde avec fureur. Il se retient de feuler une deuxième fois. Ses yeux indiquent à son interlocutrice que oui, elle l’a bel et bien dérangé.

Dégage, dégage, vas-t’en, arrête d’être toujours là où je suis, je ne veux pas de toi ici !

Elle s’éloigne enfin pour s’ébrouer. Le rouquin l’observe toujours d’un air méprisant.

– Nuage Hurlant ?

Il reste silencieux. La pression monte en lui ; toute cette colère accumulée. L’échec de ce matin. Le froid mordant qui l’énerve. La neige qui lui trempe la fourrure. Ce maudit lapin aux côtes saillantes. Sa propre incompétence. Cette fierté détruite. Ces guerriers qui le félicitent, alors qu’il ne mérite pas d’être félicité. Nuage des Rivières qui vient fourrer sa truffe dans ses affaires. Oui, cette maudite apprentie qui, croyant peut-être à une quelconque amitié entre eux alors que c’est mort d’avance, se croit tout permis et vient ronfler dans le coin favori du rouquin.

– Dégage d’ici, miaule-t-il méchamment en tentant tant bien que mal de se contenir.

Il a détourné son regard d’elle. Il ne peut pas. S’il voit juste une seule de ses mimiques, un seul de ses poils, un seul de ses yeux, il va exploser. Il y a un grand silence. Il y a quelque chose qui grandit au creux de la poitrine de Nuage Hurlant. Ce n’est plus de l’agacement ; c’est un courroux terrifiant, qui beugle, crie, hurle dans la tête du novice.

Relâche-moi, laisse-moi sortir, laisse-moi t’apaiser, ça ira mieux après.

La grosse boule de fureur est craquelée, elle ne va pas tarder à briser complètement.

– Dégage
, répète-t-il une nouvelle fois.

Les fissures grandissent, et ce froid trop mordant, cette fierté trop destructrice, cette proie trop maigre, cette apprentie trop fouineuse, ces guerriers trop niais, et ce sentiment de faiblesse beaucoup trop présent en lui transforment ces fissures en lacérations.

– Dégage bordel ! explose-t-il avant même qu’elle n’ait pu dire quelque chose. Bien sûr que oui tu me déranges !  Qu’est-ce que tu fous là encore ? T’arrivais pas à dormir ? C’est parce que tu es complètement folle, c’est ça ? Tu crois quoi ? Que parce que j’ai toléré ta présence une fois, tu peux faire tout ce que tu veux ? Dégage, dégage, vas-t’en, je ne veux pas de toi ici ! Je ne veux pas d’une pleurnicheuse qui traîne toujours dans mes pattes ! J’ai autre chose à faire que de devoir te gérer ; moi au moins j’ai un but à atteindre, je ne suis pas sans avenir ! T’as pas quelqu’un d’autre à aller voir ? Ah, t’es trop bizarre, personne ne veut de toi, hein ? Quand est-ce que tu te rendras compte que tu es un cas désespéré ? Arrête d’essayer de me suivre, de me coller, de t’approprier tout ce que j’ai ! Fais ce que tu veux, vas même crever à cause du froid ou de la faim, j’en ai rien à foutre, ce serait même un soulagement ; tout ce que je veux, c’est que tu dégages de mon chemin !

Un hurlement fracassant est né de ces fissures.

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptySam 12 Jan - 17:11
Nuage des Rivières

Lets continue the game

Le rouquin se retourne. Ne voyant qu'un aperçu pas très enjôleur de Nuage Hurlant. Elle avait entendu tellement de "dégage" par dessus les jappements terrifiés des petites voix dans sa tête, que la douce voix de l'espoir s'envola comme une colombe. Elle s'envola avec sa liberté. Il n'y avait désormais dans sa tête que des couleurs sombres. Et un hurlement prolongé qui lui hurlait de dégager. Alors elle se laissa dégager lentement. S’effaçant elle même dans sa tête, devant spectatrice d'un concert un peu bouffi de voix et d'une féline atteinte vraisemblablement de rigidité cadavérique.

Dégage dégage dégage dégage dégage.

C'EST QUOI TON PROBLÈME A TOI ? HEIN ? TU REVIENS UN PEU ICI QUE JE TE REFASSE LE PORTRAIT ESPÈCE DE SALE FEMELLE A DEUX GRIFFES DE MES DEUX.

La souffrance agrippa l'espoir par la peau du cou pour l'éviscérer. L’étrangler jusqu'à ce que cette salope ai respiré son dernier brin d'herbe à chat. Elle n'avais pas prononcé un seul mot de plus depuis que son petit ange d'espoir avait semé la tempête.

Et c'était encore la personne qui n'est personne, qui n'en veut à personne et qui ne veut personne qui avait récolté la tempête comme personne.

Alors elle ferma les yeux. Et écouta le balais dans sa tête. Écouta l'espoir s'envoler et se faire maltraiter. Elle sentait le torrent de paroles et d'émotions contradictoire envelopper et pousser sa tête à l'évaporation de toute trace de lucidité. Une apocalypse gémissait dans son esprit, alors qu'une tempête se préparait dehors, et que le support était calme. Aussi calme qu'un nid d'abeilles. Les abeilles sont bruyantes, brusques, paniquées là dedans. La tempête hurle dehors. Mais le nid, lui, il ne bouge pas d'un seul poil.

Tu te rends compte de ce que tu as fais ?!
On va toutes y passer... On va toutes y passer.... On va toutes y passer !
OUI. ET A CAUSE DE QUI ?! AIDONS LA MÔME QU'ELLE DISAIT L'AUTRE SALOPE ?!
ON S'EN FOUT. TAISEZ VOUS TOUS. ON VA LUI FAIRE LA PEAU. ON EST LA SI ON VEUT NON DE DIEU DE BORDEL DE MERDE !
LANGAGE TOI !
Partir, s'il vous plais, il faut partir, on va prendre une tempête hurlante en pleine face !
ON PEUT PLUS PARTIR ON PEUT PLUS !
OUAIS ELLE A RAISON FAUT LUI SAUTER A LA GORGE AVANT D'ESSUYER LA TEMPÊTE !


Même la folie avait peur de lui. Mais elle ne comprenait toujours pas pourquoi elle ne pouvait pas part-

Dégage bordel ! Bien sûr que oui tu me déranges !  Qu’est-ce que tu fous là encore ? T’arrivais pas à dormir ? C’est parce que tu es complètement folle, c’est ça ? Tu crois quoi ? Que parce que j’ai toléré ta présence une fois, tu peux faire tout ce que tu veux ? Dégage, dégage, vas-t’en, je ne veux pas de toi ici ! Je ne veux pas d’une pleurnicheuse qui traîne toujours dans mes pattes ! J’ai autre chose à faire que de devoir te gérer ; moi au moins j’ai un but à atteindre, je ne suis pas sans avenir ! T’as pas quelqu'un d’autre à aller voir ? Ah, t’es trop bizarre, personne ne veut de toi, hein ? Quand est-ce que tu te rendras compte que tu es un cas désespéré ? Arrête d’essayer de me suivre, de me coller, de t’approprier tout ce que j’ai ! Fais ce que tu veux, vas même crever à cause du froid ou de la faim, j’en ai rien à foutre, ce serait même un soulagement ; tout ce que je veux, c’est que tu dégages de mon chemin !

La voix hurla par dessus les autres. Ça balaya tout le reste. Plus de souffrance. Plus de peur. Plus de folie. Plus qu'elle. Elle et le hurlement de Nuage Hurlant.

Les yeux clos, elle sentait s'évaporer d'elle toute trace de vie. Elle se sentait mourir de froid, de mutisme, d'une agression, du mal vert, d'une overdose. Ou tout ça à la fois. Elle était si inapte à faire le moindre mouvement que ses muscles étaient en rigidité cadavérique. Jusqu'à ses poumons. Si son cœur n'avait pas été un muscle automatique, elle l'aurait aussi senti s'arrêter. Et serait morte. Comme Nuage Hurlant l'aurait voulu.

Ça aurait été désolant pour son Espoir que ce chat là la souhaite morte.
Ça aurait été terrifiant pour sa Peur que ce chat là la souhaite morte.
Ça aurait été libérateur pour sa Folie que ce chat là la souhaite morte.
Ça aurait été douloureux pour sa Souffrance que ce chat là la souhaite morte.

Mais il n'y avait ni l'une, ni l'autre, ni les autres. Il n'y avait qu'elle. Elle et Nuage Hurlant. Lançant une déferlante délicieusement terrifiante, blessante, douloureuse et désolante dans sa tête. Scarifiant les parois de ce lieu sans étoiles de marques indélébiles. Qui resteraient pour toujours là. Comme celles de la dernière fois.

Mais cette douleur avait été un mal pour un bien. Car le hurlement furieux avait déclaré dans sa tête l'incendie qui les avaient faites partir. Ça brûle. Mais elle laisse les hurlements rescapés de ce rugissement tempétueux finir le travaille. Jusqu'à ce qu'il n'y ai plus rien.

Plus rien.

Plus personne.

Plus que Personne.

Plus que moi. Moi dans un grand vide. Un vide après l'apocalypse.

Je repris une profonde inspiration. Recommençant à respirer. Sans pouvoir faire encore, le moindre mouvement. Mes muscles commençaient à me faire mal.

Ça fait du bien, merci. Lâchai-je dans mon délire de droguée. Je vais leur trouver des noms, et répondre à ce.. Ce cataclysme que tu viens de me balancer comme à un bon gros paquet de merde. J'ouvris deux yeux bleus d'azur, voilés d'un épais brouillard de pavot. Sache tout d'abord qu'on m'a droguée aux graines de pavot alors tu peux me dire de dégager, mes muscles sont tendus à se rompre que tu te casserais les dents su tu voulais me sauter à la gorge pour me crever les yeux. Léthargique, j'avais beaucoup de mal à parler. Alors j'ai laissé un baume de "Nuage Hurlant" remplir ma tête d'une épaisse forêt. Dense, touffue. J'y étais bien au chaud, bien en sécurité. C'était le meilleur des remèdes à ma maladie. Je ne contrôlais pas bien mon langage corporel. Je ne me rendais même pas compte de l'émotion que donnaient mes yeux.

Je t'ai dis que j'étais désolée, ok ? Ensuite, ton avenir c'est d'être le meilleur, le mien c'est de finir complètement folle, suicidée au fond d'un trou ou entre les griffes d'un autre chat ou recommencer à me griffer les oreilles pour les faire faire et ceux jusqu'à la mort. C'est un avenir comme un autre, mais un avenir. Tu seras le meilleur, mais des meilleurs il y en a beaucoup. Je serais la meilleure dans l'échec. Dans la folie, la maladie. ET la détermination pour résister à cette merde qui me bouffe de l’intérieur comme tu bouffes tes proies juteuses. Tu veux toute la merde que j'ai dans la tête ? Tu sais ce que ça fait ? Non, tu seras pas le meilleur de ce point de vue là. Je me senti tomber. C'était difficile de garder les yeux ouverts. Alors je l'ai regardé. Et je me suis remplie de détermination pour atteindre sa supériorité du bout de la patte. Quoi que cela veuille dire. Le vide dans ma tête forestière à l'image d'un certain rouquin insultant se remplit soudain d'admiration mélangée à une profonde affection.

Pour toi, c'est facile d'insulter une malade. D'insulter tout ce qui bouge en fait. T'insulterais même ta propre mère. C'est pas comme ça que tu seras le meilleur, ou le meilleur des meilleurs comme je te surnomme là dedans parfois. Je déblatère de telles conneries que je sais plus ce que je dis, ce que je fais, ce que je pense.

Alors je me tais. Et j'écoute. Ce qu'il se passe dans ma forêt. Dans la forêt dans ma tête.

Il y a un chat qui s'avance. Un beau chat blanc. Blanc comme une colombe.

Faut que je leur trouve des noms. T'sais je suis pas si folle que ça. Quand elles sont pas là c'est moi qui parle pour elles, alors c'est qu'elles sont quand même un peu là non ?

Je perd mon regard pour regarder cette belle chatte blanche qui s'avance dans ma tête. Qui laisse déverrouille dans le sol une tanière souterraine. Remplie de paille comme dans la grange. Il y a Embrasement des Flocons. Il y a Maman. Qui commence à Disparaître. Et il y a un chaton roux plus brillant encore que le feu qui consume la fourrure de mon père. Il hurle à la mort. Même à ma mort.

Elle ça sera Souffle d’Espérance. Murmurais-je d'un miaulement à peine audible, uniquement destiné à moi-même. Je la vis dans ma tête. Elle me sourie. Et posa sur le sol son museau blanc de neige pour parler de sa voix d'ange.

Tout va bien. Murmura Souffle d’Espérance au creux de mon corps.

Et les autres.. Je les voyais qui s'avançaient timidement dans la neige face à moi, encadrant le novice. Ma Peur était une petite chatte grise perlée aux yeux noirs. Je vais t'appeler Caresse d’Effroi. Ma souffrance était une rouquine flamboyante et très grande. Ses yeux étaient d'un bleu incandescent. Son regard se perdit dans le mien. Elle vit que j'étais comme ivre. En fouillant dans ses yeux, j'ai vu qu'elle avait mal. Souffrance des Flammes. Et enfin, la dernière arriva face à moi en fusillant Nuage Hurlant du regard. Dans mes pensées, j'ai vu qu'elle était en colère. Dans ses yeux, j'ai vu qu'elle tenait à lui. Elle était d'un tricolore presque nacré. Perle de Folie.

Je me sentais tanguer sur mes pattes comme quand on essaye de nager.

J'ai regardé Nuage Hurlant. J'ai su qu'il était en colère.
J'ai regardé dans ses yeux. J'y ai vu un hurlement plus dévastateur que celui que je venais d'essuyer.
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Le chant des rivières fait tourbillonner la mélodie. Une mélodie infiniment douce. D'où elle vient ? De son esprit, d'un esprit malade mais jamais à court de détermination, de vie, de ressources.
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptySam 12 Jan - 18:43
Nuage Hurlant
Après son petit élan de colère, Nuage Hurlant se contente de toiser méchamment l’apprentie noire en essayant de la persuader de partir. Malheureusement, rien n’y fait, elle n’a pas l’air de vouloir bouger. Le rouquin plisse les yeux et renifle d’un air méprisant.

– Ça fait du bien, merci, lâche Nuage des Rivières au grand étonnement du matou. Je vais leur trouver des noms, et répondre à ce.. Ce cataclysme que tu viens de me balancer comme à un bon gros paquet de merde.

Ses paroles l’ont frappé d’un hébétement soudain. Nuage Hurlant la regarde, interloqué, bien que les traits de sa furie soient toujours présents. Trouver des noms à qui ?

Elle doit être en plein délire, elle a vraiment une araignée au plafond…

– Sache tout d'abord qu'on m'a droguée aux graines de pavot alors tu peux me dire de dégager, rétorque la noiraude, mes muscles sont tendus à se rompre que tu te casserais les dents si tu voulais me sauter à la gorge pour me crever les yeux.

Le rouquin se demande bien qui a voulu la droguer aux graines de pavot. La seule qui en possède est la guérisseuse, mais elle est bien trop dévouée pour rendre ses patients à côté de la plaque à ce point. Peut-être qu’il n’est pas le seul à vouloir qu’elle meure. Ses moustaches frétillent lorsque cette idée farfelue lui vient. C’est impossible, il n’y a que lui pour être aussi cruel, personne ne souhaiterait la mort à quelqu’un d’autre à part lui.

– Je t'ai dis que j'étais désolée, ok ? Ensuite, ton avenir c'est d'être le meilleur, le mien c'est de finir complètement folle, suicidée au fond d'un trou ou entre les griffes d'un autre chat ou recommencer à me griffer les oreilles pour les faire faire et ceux jusqu'à la mort. C'est un avenir comme un autre, mais un avenir. Tu seras le meilleur, mais des meilleurs il y en a beaucoup. Je serais la meilleure dans l'échec. Dans la folie, la maladie. ET la détermination pour résister à cette merde qui me bouffe de l’intérieur comme tu bouffes tes proies juteuses. Tu veux toute la merde que j'ai dans la tête ? Tu sais ce que ça fait ? Non, tu seras pas le meilleur de ce point de vue là.

Cette idiote vient de soulever une question cruciale dans la tête du rouquin. C’est vrai, il voulait être le meilleur, mais de quoi ? Le meilleur guerrier, bien sûr, c’est évident, le meilleur membre de son clan, le meilleur apprenti pour le moment, le meilleur lieutenant s’il arrive à ce stade… Le meilleur des meilleurs ? Oui, cette perspective lui donne des frissons rien que d’y penser. Nuage Hurlant veut devenir le meilleur des meilleurs. Être encore meilleur que tous les autres meilleurs. (Problème qu’il refuse d’affronter : il ne serait jamais le meilleur fils, ni le meilleur frère, ni le meilleur ami, ni le meilleur camarade, ni le meilleur compagnon.)

Il sait qu’il n’est pas fou comme sa camarade ; il ne converse pas avec des personnes imaginaires et ne fait pas des crises pour rien, il ne sort pas des phrases sans queue ni tête et il ne suit pas les autres comme un assisté. (Pourtant lui aussi a des choses dans la tête, et ce n’est pas toujours positif.) Il s’apprête à prendre la parole pour lui répondre, mais elle le prend de haut et continue son discours.

– Pour toi, c'est facile d'insulter une malade. D'insulter tout ce qui bouge en fait. T'insulterais même ta propre mère. C'est pas comme ça que tu seras le meilleur, ou le meilleur des meilleurs comme je te surnomme là dedans parfois.

Paf, ça lui fait l’effet d’une claque le temps d’un instant. T’insulterais même ta propre mère. Il aimerait lui dire qu’elle a juste sur ce point, mais que de toute façon il n’a plus de mère à proprement parler, et que c’est donc comme s’il insultait une étrangère. Cette phrase lui fait se souvenir de toutes les paroles blessantes qu’il a pu retourner contre elle, de toutes ces insultes et de tous ces feulement qu’il a renvoyé comme un écho, une réponse à ces blessures morales qu’elle lui a infligé. Que sa famille lui a infligé. Mais il reste silencieux. (Nuage Silencieux avait toujours été meilleur que lui, le silence gagne toujours. Traître de frère, serpent de père, poison de mère.)

– Faut que je leur trouve des noms. T'sais je suis pas si folle que ça. Quand elles sont pas là c'est moi qui parle pour elles, alors c'est qu'elles sont quand même un peu là non ? 

Mettre des noms sur sa folie, ses maux ? Nuage Hurlant continue de soutenir ses yeux bleus. Il ne sait plus quoi penser, il ne sait plus quoi ressentir à part ce brin de rage qui le titille sans cesse. Il est en colère contre cette novice qui mange son temps avec des balivernes. Il est en colère parce qu’elle ne veut pas partir et le laisser seul. Il a beau lui dire de s’en aller, elle reste et il ne le supporte pas.

– Elle ça sera Souffle d’Espérance. Et les autres… Je vais t'appeler Caresse d’Effroi. Souffrance des Flammes. Perle de Folie.

Le rouquin ne comprend pas un traître mot de ce qu’elle dit. Elle nomme des chats invisibles, elle parle toute seule. Dans chaque nom se reflète un mal. Effroi, Souffrance, Folie. La seule note positive est Souffle d’Espérance. Nuage Hurlant trouve tout cela trop niais pour lui. Il fusille une nouvelle fois du regard Nuage des Rivières. Elle le faisait perdre son temps, et il n’aimait pas ça.

Vas-t’en, dégage, arrête de me parler, de me raconter ô combien tu souffres ! Laisse-moi tranquille, va chanter tes problèmes à d’autres que moi. Qu’est-ce que je t’ai fait, hein ? N’as-tu personne d’autre à aller voir ? On m’a dit que pour être le meilleur, il fallait être seul ; quand il y a deux personnes ou plus, ça ne marche pas. Je veux être seul.

Une autre boule de haine se forme en lui. Il n’a pas envie de la laisser exploser. Sa gorge est sèche et brûlée par le dernier hurlement. Mais la rage en lui ne lui demande pas son avis.

– Malade, c’est pas le bon mot, ricane-t-il en la toisant hautainement. T’es complètement tarée, oui ! Franchement, je n’ai même pas envie de te demander à qui tu viens de donner des noms. Je n’y comprends rien, et je ne veux pas comprendre, ça ne me sert à rien de me mettre à ta place ou de faire preuve de pitié. J’en ai rien à faire, voilà la vérité. T’es malade ? Et alors, c’est censé me faire quelque chose ? Parce que si oui, et bien désolé de te le dire, mais je suis complètement insensible à ton sort. Souffre, crève, chiale, hurle : je me fiche bien que tu sois par terre en train de te tordre de douleur, de crier, d’agoniser, de sangloter. Je me fiche de tout.

(– P-Petit Hurlement ?
– Dégage Petit Silence.
– Je… Je voulais te dire quelque chose, à propos de papa et maman… Ce n’est pas gentil ce qu’ils te disent, mais ils ne le pensent peut-être pas…
– Je viens de te dire de dégager. J’en ai rien à foutre de ce que tu as à me dire, je me fiche de toi, je me fiche d’eux.)


Nuage Hurlant plante ses griffes dans le sol, il n’arrive pas à contenir sa colère.

– Et… reprend le rouquin. Et puis d’abord, pourquoi tu me choisis comme victime, hein ? Tu peux pas choisir quelqu’un d’autre à qui parler ? J’ai pas envie de t’entendre déblatérer des conneries à longueur de journée, pourquoi tu ne veux pas me laisser tranquille, je ne t’ai rien fait ! Il y a plein d’autres apprentis à qui parler, et qui te répondront beaucoup mieux que moi, alors pourquoi tu restes ? Tu ne comprends pas le sens de « dégage », ta folie te l’en empêche ? Et bien dis à Espérance de grandir un peu ! Hurle sur Effroi, Souffrance et Folie – ou je ne sais quels noms tu leur a donnés – mais demande-leur de me laisser tranquille si c’est à cause d’eux que tu n’y arrives pas ! Je n’ai pas de temps à te donner pour t’aider, je n’ai pas envie de me porter volontaire surtout. Ce n’est pas mon domaine de soigner des attardés, des fous, des malades, des comme toi ! Je dois devenir le meilleur. Le meilleur… Le meilleur de tout ce que tu veux ! Je dois être seul. Je veux être seul.

(– Petit Hurlement, t-tu sais, je ne t’en veux pas si tu es en colère. C’est nul qu’on ne puisse pas être le meilleur ensemble, mais ce n’est pas grave, je le serai pour toi et moi, comme ça je pourrai te protéger, et on sera tous les deux heureux !
– Est-ce que je t’ai demandé de me pardonner ? Non. Je ne suis pas faible, n’essaie pas de jouer les grands protecteurs. Ton nom, c’est Petit Silence, alors pourquoi tu n’arrives pas à te la fermer, hein ? Et par pitié, qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « dégage » ? Vas-t’en, j’en ai rien à foutre de toi ! Je veux être seul.)


Nuage Hurlant sent une nouvelle boule de furie se former au creux de sa poitrine. Il secoue la tête, il crache aux pattes de Nuage des Rivières. Ce hurlement vient de lui laisser un goût particulièrement amer sur ses papilles qui, privées du goût juteux du gibier depuis la mauvaise saison, s’indignent et le lui font savoir. Il a l’impression que ce hurlement était faible. Il ne veut pas être faible. Il n’est pas faible, de toute façon. Il s’énerve de nouveau. Contre lui-même car c’est un imbécile trop fier trop vicieux trop méchant trop méprisant trop orgueilleux trop– trop tout sauf trop attentionné, trop gentil et ses dérivés. Il est le meilleur dans toutes les catégories de la méchanceté. Il veut que la noiraude arrête d’essayer de le côtoyer – la rage gonfle à chaque fois qu’il la croise, qu’il voit quelque chose qui lui rappelle cette apprentie malade. Peut-être que la colère arrêtera de le submerger. Il doit être seul. Il veut être seul.

Je veux être seul.

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptySam 12 Jan - 20:00
Nuage des Rivières

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Les mots du novice ricochent dans mon esprit. Il voulait être seul. Et moi je ne pouvais pas être seule. Je retins son conseil.. Hurler sur Perle de Folie, Caresse d’Effrois et Souffrance des Flammes.

J'ai regardé les quatre chattes qui me regardaient aussi avec intensité. Mais je n'ai vu dans leurs yeux que mon propre reflet. En regardant leurs yeux, je me dis que leur hurler dessus ne servait à quelque chose que sur moi même. Elles, je devais les écouter. Elles ne m'entendaient que peu, voir pas du tout, alors leur hurler dessus ne servait à rien.

Je commençais à me sentir vaseuse. Maintenant que je ne les entendais plus, et que les sons de la forêt m'assaillaient, tout était plus... Calme. Oui, calme. Beaucoup trop calme. Je me rend compte que plus il me parle, plus la forêt hurlante dans ma tête se fait.. Sympathique. Plus le chaton roux qui hurlait dans ma tête au creux de ma tanière secrète grandissait. Il hurlait de plus en plus fort. Mais comme un rugissement puissant et majestueux.

J'partirai bien, même si je ne veux pas te laisser tout seul, mais j'arrive plus à bouger.

Hein ? Rester avec lui ? Paniqua Caresse d'Effroi.
Oui, avec lui. Avec Nuage Hurlant. Si tu ne sais pas pourquoi, demande à Souffrance des Flammes, je pense qu'elle saurait te répondre.
Faudrait mettre en place un système pour qu'on ne se marche pas toutes dessus... Ça facilitera les choses pour elle.
Tiens, tu es calmée ? Je plaisante, tu as raison. Que proposes-tu ?
Pour l'instant, se taire. De toute façon quand il parle elle nous entend plus.


Et vous, vous ne m'écoutez jamais. Mais une des filles pensa une idée. J'entendis cette idée. Mais pas les autres. Dans un éclaire de lucidité, je regardai le rouquin face à moi.

Pourquoi tu veux rester tout seul ? Après tout, tu détestes ton frère, et le silence c'est un peu son nom. Sa marque dans le clan. Miaulais-je d'une voix basse dans la nuance et dans la hauteur. Et la folie, ça se maîtrise. Faut juste savoir comment.

Je veux aussi savoir pourquoi il me déteste tant que ça. Pourquoi moi, je l'admire tant. Pourquoi il déteste tant son frère. Il paraît que sa famille est une bande de crétins. D'après mon père. Mais Embrasement des Flocons n'aime pas grand monde.

Sauf sa fille.

Apparemment.

Quand je l'ai compris, j'ai pleuré à m'en déshydrater. Il m'avait fait plus de mal qu'à n'importe qui parce qu'il tenait à moi. Est-ce qu'il avait fait pareil à Douce Huile ?

Me remémorant ce que je savais de mon père, je me suis demandé ce qu'il en était pour Nuage Hurlant.

J'ai aussi admiré mon père. Et si un jour il venait à provoquer le novice, ce qu'il ferait s'il apprend un jour que je le connais et surtout qu'il m'a plus d'une fois  insultée, qu'est-ce qu'il se passerait ?

J'essaye de te comprendre. Mon père est considéré comme un immonde.. Connard. Dans le clan. Un peu comme toi. Mais il le veut. Il veut juste voir ce monde brûler. Et brûler avec. Et toi, en étant le meilleur, quand tu seras le meilleur. Il se passera quoi ? Une de mes pattes flancha. Je me rattrapai avec l'autre. Puis considérai de nouveau Nuage Hurlant. Je sais que Embrasement des Flocons souffre beaucoup de ce qu'il s'inflige. Pour son objectif. Imaginer le visage déformé par la haine et la souffrance de mon père sur le museau de Nuage Hurlant me brûla les yeux. L'incendie se déclara à nouveau. Ils se ressemblaient tellement.

Je me dis que cd'était suffisant pour moi, pour aujourd'hui. J'ai bougé un peu, la tête tournante. Je pouvais désormais.. Retourner dormir pour environ trois saisons.

Et crever d'une overdose. Murmura Perle de Folie.
Ferme ta gueule. Rétorqua brillamment et poétiquement Souffrance des Flammes.

Tu seras le meilleur. Même si tu l'es déjà dans mon esprit tu sais. Plus on fait des efforts, plus on est le meilleur. C'est pour ça que le premier qui insulte Embrasement des Flocons face à moi se fait bien engueuler. Il mérite tout ce qu'il y a de mieux. Et toi aussi. Mais te fais pas autant de mal qu'il s'en fait. Prends soin d'toi. S'il te plais ? Tu sais mon père c'est pas le meilleur des pères. Mais pour moi il est encore mieux que le meilleur. Être le meilleur c'est une notion abstraite. T'es tellement mieux qu'un "meilleur", tu te rends même pas compte.

Une nouvelle bouffée d'affection pour lui, et pour mon père, m'enivra. Si cela n'avait pas été aussi dangereux j'aurai placé mon museau contre le sien ou contre son épaule. Mais j'ai décidé de plutôt retourner.. Dormir.

Rivou, tu vas voir cette salope de Rêve des Âmes.
Non, elle va encore essayer de nous empoisonner !
Moi j'ai envie de rester avec Nuage Hurlant...
C'est pas Souffle d’Espérance qu'il fallait t'appeler c'est Tourterelle Masochiste !
On va pas se mentir, il est assez chou, non ?

J'avais l'impression d'entendre les autres apprenties et leurs amies parler à une petite apprentie célibataire d'un beau mâle avec qui elles voudraient la caser.

Je regardai une dernière fois Nuage Hurlant, sentant se battre dans ma tête des bulles d'affection, d'admiration, de sympathie et
d'encore quelques petites bulles d'affection que s'échangeaient entre elles mes quatre personnifications.

Sans écouter d'avantage les protestations de mon corps, je tournai les talons et me dirigeai vers ma tanière. M'écroulant dans ma litière de mousse. J'ai.. Sombré instantanément dans un profond sommeil.

Je ne sentais plus vraiment, même plus du tout, de peur envers Nuage Hurlant.

Nuage des Rivières ? Agacée d'être dérangée, je levai la tête péniblement. Tombant face à une fourrure blanche cassée et des yeux ambrés perçants qui me regardaient avec colère. Mais en fouillant un peu dans son iris, je distinguai de l'inquiétude.

Qu'est-ce que tu fais encore ici à dormir ?! Tu devrais être à l'entrainement !
Rêve des Âmes m'a donné trop de graines de pavot je crois... Miaulais-je en sentant mes yeux se refermer.

Il s'éloigna, sûrement parti chercher la guérisseuse en ruminant.

Contre toute attente, je.. Me suis plus ou moins réveillée dans la tanière du guérisseur. Rêve des Âme dormait. Il faisait nuit. Et j'étais pelotonnée contre un Embrasement des Flocons paisiblement endormi. J'enfouie mon museau dans sa fourrure, profitant de ma taille ridicule. Pensant à Nuage Hurlant. Souffle d'Espérance ronronnant au creux de mon oreille.

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Le chant des rivières fait tourbillonner la mélodie. Une mélodie infiniment douce. D'où elle vient ? De son esprit, d'un esprit malade mais jamais à court de détermination, de vie, de ressources.
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyDim 21 Avr - 11:29
Nuage Hurlant
Nuage Hurlant veut être seul. Mais bien sûr, l’autre apprentie n’a pas l’air de vouloir – non, de pouvoir comme elle le dit si bien – bouger. Il lève les yeux au ciel. Quelle incapable celle-là… Le rouquin continue de toiser méchamment sa camarade, gueule ouverte et prête à hurler au moindre moment.

Tu détestes ton frère.

Le silence c’est un peu son nom.

Pourquoi tu veux rester tout seul ?


Nuage Hurlant déglutit violemment, les yeux écarquillés. Bordel. Pourquoi diable avait-elle la manie de fourrer sa truffe dans les affaires des autres ? Le pire, c’est que rien de ce qu’elle dit n’est faux. Cette envie de rester seul est paradoxale. Nuage Hurlant veut être fort, bien évidemment, mais ces quelques mots l’ont figé sur place et il est dans une position de vulnérabilité et de faiblesse, comme à chaque fois que ses arguments sont détruits à cause de son frère.

Bravo, feule le novice en son for intérieur, trois petites sentences ont réussi à te mettre au tapis. Et tu vas faire quoi maintenant, hein ? Rester comme un piquet, les yeux ronds, à attendre que quelqu’un vienne te sortir de ta transe ? Faible. Faible ! Stupide !

Puis elle lui parle de son père, le traite de connard par la même occasion, et Nuage Hurlant sent ses muscles se détendre et sa barrière mentale se redresser pour bloquer les phrases que Nuage des Rivières lui lance à la gueule.

Quand tu seras le meilleur. Il se passera quoi ?

Le rouquin fusille la femelle du regard avec une haine incommensurable. Parce que merde, elle l’énerve, chaque mot qu’elle dit est vrai et il ne peut rien contester. Oui, il veut devenir le meilleur. Et quand il sera le meilleur, qu’est-ce qu’il y aura ? Il ne sait pas. Les autres le regarderont avec admiration, et il pourra montrer à tous les clans qu’en un coup de patte il pourrait dominer toute la forêt, et ce sans partir dans des délires sanguinaires. Il n’instaurerait pas un règne de terreur, mais donnerait à ses camarades une forte sensation de protection et de sécurité. Et il s’en ficherait d’être seul, de n’avoir personne pour lui assurer protection et sécurité comme il l’assurerait aux autres. Oui, il s’en ficherait. Il veut être utile, légendaire, fort. (Parce que quand il se regarde dans les flaques d’eau qui naissent après la pluie, il voit de la faiblesse dans ses yeux, et Nuage Hurlant ne veut pas qu’on le détruise à cause de cette faille, de cette vulnérabilité.)

Tu seras le meilleur. Même si tu l’es déjà dans mon esprit.

Sa gorge se serre, il sent des griffes acérées et glacées tordre ses tripes et il voudrait dire à Nuage des Rivières de fermer sa gueule, parce qu’il sait pertinemment qu’il n’est pas le meilleur dans l’esprit de l’apprentie, il n’est qu’un connard arrogant qui l’envoie bouler et lui balance des insultes à tout va.

Il mérite tout ce qu’il y a de mieux. Et toi aussi.

Non. Non. Elle a tort. Il le sait, il sait que ce qu’elle vient de dire est complètement faux.

Te fais pas autant de mal qu’il s’en fait.

Nuage Hurlant ne dit toujours rien, figé comme une statue, hébété, abasourdi. De toute façon, il ne saurait pas quoi hurler. Des insultes ? Des « occupe-toi déjà de ton état mental et revient me faire la morale après » ? Tout reste coincé, ses cordes vocales ne veulent pas émettre un son et ses crocs sont serrés les uns contre les autres, si fort même qu’il a l’impression de les entendre grincer et crisser.

Être le meilleur c’est une notion abstraite. T’es tellement mieux qu’un « meilleur », tu te rends même pas compte.

Il ne sait même pas quoi penser de ce qu’elle lui dit. Mieux que meilleur, ça n’existe pas. Il est quasiment sûr qu’elle essaye juste de l’embrouiller et de le rendre vulnérable et faible et impuissant et vivant, peut-être.

Et elle s’en va, et lui reste pétrifié.

Pour une fois, il s’accorde un moment, un moment où il baisse la tête, ferme ses yeux et relâche ses muscles. Sa mâchoire n’est plus crispée. C’est bizarre, cette sensation, cette chaleur et ce soulagement de ne pas avoir à garder son menton relevé et de ne pas avoir à regarder quelque chose de haut. Il entrouvre ses paupières, observe les ronces qui jonchent le sol, ces mêmes ronces qui lui déchirent les entrailles à longueur de temps. Nuage des Rivières est bizarre et emmerdante à se mêler des affaires des autres. Mais elle joue son rôle à la perfection. Elle a du mérite, elle, au moins.

Quand Nuage Hurlant ouvre sa gueule, ce n’est pas pour hurler.

« Je veux être meilleur », s’autorise-t-il à chuchoter, les yeux mi-clos.

Pas « être le meilleur ». Juste, « être meilleur ». Il ne peut s’empêcher, dans ce « meilleur », d’insinuer une amélioration dans son comportement. C’est un peu une sorte de vœu : « Je deviendrai quelqu’un de bien, j’ai déjà passé une partie trop importante de ma vie à être un enfoiré. »

Mais il sait très bien que le lendemain il recommencera à hurler ; il ne sait faire que ça, déverser sa haine et sa connerie sur les autres.

Parce qu’à force de poser des pierres de plus en plus résistantes sur ses murs, Nuage Hurlant s’est piégé lui-même.

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyDim 21 Avr - 22:40
Nuage des Rivières
Nuage des Rivières était face à Rêve des Âmes. L’œil incertain. Toute lucidité envolée au loin, dans un vol de coucous vers un lieu bien meilleur. Ses jolies petites dames serrées avec tendresse les unes contre les autres. Caresse d'Effroi passa sa langue rappeuse contre ses oreilles encore duveteuses. Laissant une Nuage des Rivières en pleine nage. Merveilleuse et douce-heureuse.

Je ne t'ai pas donné de graines de pavot, Nuage des Rivières.
C'est impossible ! Je m'en souviens, je. M'en. Souviens ! C'est toi qui mens ! Je suis sûre que tu mens ! Elle senti sur son échine se dresser des poils d'une violence et d'une agressivité inouïe. En parallèle, ses membres tremblaient comme ils n'avaient jamais tremblés. Le dénis s'empara de sa tête. Et elle cracha avec rage, sortant de cette tanière empestant le rat crevé.

Mais enfin, Nuage des Rivières, tu sais bien que-
TU es folle, je ne le suis pas. Hurla-t-elle dans un rugissement déformant tant sa façon de parler que l'on aurait dit un chat d'une toute autre contrée.

Fulminante, elle s'arrêta sur le pas de l'entrée de la tanière et se retourna, l’œil exorbité par la haine. Elle lui aurait sauté à la gorge pour la noyer dans son propre sang. La noyer dans un bain de sang. Dans un lac de sang. Combien y a-t-il de litres de sang dans le corps d'un chat ?

Voyant la guérisseuse s'avancer d'elle, semblant niaise et inquiète, Nuage des Rivières couru loin devant elle. Aussi loin qu'elle le put. Se cacher. Elle devait se cacher. Elle devait fuir Nuage Hurlant. Lui aussi, il allait lui mentir. Il allait lui faire mal. Il allait mourir. QUOI ? Nuage Hurlant allait mourir ?! OUI, ET PAR MES PATTES !

Sentant la folie gagner la totalité de son être, Nuage des Rivières fonça tête baissée. Elle couru ventre à terre, plus vite qu'elle n'avait jamais couru. Elle couru à en perdre haleine, mais continua quand même. Elle était bonne en course. Alors elle continua de fuir. Si son mâle roux allait devenir le meilleur, elle, elle serait la meilleure en course. Au moins ça. Il pouvait bien le lui laisser, non ? Ce connard de menteur. De tricheur. De hurleur. De tortionnaire. Il ne torturait pas juste une petite sourie pour le plaisir. Il torturait volontairement une autre personne. SAINE D'ESPRIT !

Je ne suis pas folle. Songea-t-elle.

Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Elle songea ces mots jusqu'à ce qu'ils s'inséminent dans son ADN. Elle les fit tournoyer devant ses yeux, dans sa tête, devant sa folie, devant ces autres chats dans sa tête, devant tout les chats de ce clan. Devant Nuage Hurlant. DEVANT NUAGE HURLANT !

Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je ne suis pas fo▬   Elle se figea. Les oreilles dressées. Non ? Elle avait traversé la frontière. Non ?! Elle avait vraiment traversé la frontière. NON ?! Elle recula. NON !!! Elle traversa à nouveau la frontière. N-NON !!!...... !!!!!!Et respira à nouveau. n-non...

Un declique se déchira dans sa tête. Et elle fonça à nouveau. Plus vite encore. Nuage Hurlant. Elle le hait. Je l'admire. Ce connard. Il est le meilleur. Elle voulu planter ses crocs dans sa gorge, hurlante. Comment il fait ? Je ne veux pas être comme lui. Je veux juste qu'il.. Qu'il se rende compte de qui il peut être. Et laisser le sang couler. Jusqu’à ce que sa carotide hurlante n'ai plus une goutte de sang à rejeter. Pourquoi je l'aime tant ? Son frère, son frère est une bien meilleure personne ? Elle voulait le tuer. Le tuer. En hurlant à son tour. Mais Nuage Hurlant, c'est le meilleur. Il est tellement le meilleur. Il est parfait. Il ne s'en rend même pas compte. Personne ne peut le remplacer. Son frère c'est une feuille morte à côté, lui il est les neiges éternelles dans les montagnes les plus hautes. Les plus belles. Les plus braves. Les plus fortes. Elle allait le consumer dans ce qu'il lui avait fait. Dans la rage qu'il avait déferlé sur elle, l'étouffer avec la terreur qui l'avait enlacée à son propos, avec toute l'affection qui l'avait caressée avec un souffle pleine d'espoir. S'il ne peut s'y voir, moi je veux l'y aider. Je veux qu'il se voit comme je le vois.

Mais le petit corps qui faucha le plus grand ne fut pas celui escompté. Et Les deux parties en lutte impartiale firent taire la plus faible. Et Nuage des Rivières plongea sur Nuage Hurlant toutes crocs devant. Les yeux hurlant de rage et de terreur mêlée. Toute lucidités envolée.

Et en toute guérisseuse aguerrie et courageuse, Rêve des Âmes avait prévenu Embrasement des flocons de la crise de sa fille. Celui-ci s'était jeté sur la minuscule forme noire et avait libéré l'apprenti roux.

DÉGAGE ! Hurla-t-elle. Je vais lui faire ce qu'il m'a fait. Hein ? Nuage Hurlant. Je vais te faire crever de peur comme tu m'as fais ! JE VAIS TE CRACHER DESSUS COMME TU ME L'AS FAIS. Je vais te rejeter comme tu l'as fais ! Hurla-t-elle, en griffant le sol.

Je suis pas folle ! Hurla-t-elle. C'est vous qui êtes fous de me croire si faible ! C'est vous qui êtes tous fous à lier ! C'est vous qu'on devrait essayer de faire disparaître ! Elle cessa de s'agiter, mais hurlait toujours à s'en disloquer la mâchoire et s'en détruire les cordes vocales, les muscles tendus à se rompre.

Tu vois, Nuage Hurlant, petite comme je suis, c'est simple de me prendre de haut. Toi tu es grand ! MOI JE FAIS COMMENT HEIN ?! JE FAIS COMMENT, MOI ?! Sentant la crise passée, le mâle blanc lâcha prise à sa prise aussi branlante qu'une sourie prise au piège.

Comment je fais pour que tu te vois comme je te vois ? Pour que tu me montres à quel point tu es meilleur que ce que je pense. À quel point tu peux.. Détruire des mures de ronces pour rester aussi fort et.. Elle ne finit pas cette phrase. Son souffle commençait à flancher à force de délirer.

Je suis lucide. Parfaitement lucide. Je ne suis pas folle. J'suis pas folle. Je ne suis pas folle. Je vous jure que je suis pas folle. Je vous jure que je ne veux pas l'être.Miaula-t-elle comme si elle sentait sur sa stature faible et misérable appréhender une nouvelle crise complètement délirante d’hallucinations d'une pauvre folle.

Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Loin de cette fatalité qui colle à ma peau
Envole-moi, envole-moi
Remplis ma tête d'autres horizons, d'autres mots
Envole-moi


Chanta doucement au creux de son oreille Souffle d'Espoir.
Nuage des Rivières regarda Nuage Hurlant. Son Nuage Hurlant qu'elle avait blessé. Elle voyait le sang couler de son cou. Nuage Hurlant. Son cou. Du sang. Une plaie béante, sur un mur de pierre dont elle voulait le sortir. Elle le vit mort. Au creux de ses pattes. Elle vit cette vie qu'elle chérissait tant dans un bain de son propre sang. Un sang qu'elle chérissait et chérirait. Elle senti sa fourrure appeler au secours.

Me laisse pas là, emmène-moi, envole-moi
Croiser d'autres yeux qui ne se résignent pas
Envole-moi, tire-moi de là
Montre-moi ces autres vies que je ne sais pas
Envole-moi
Envole-moi, envole-moi, envole-moi
Regarde moi bien, je ne leur ressemble pas
Me laisse pas là, envole-moi
Avec ou sans toi, je n'finirai pas comme ça
Envole-moi, envole-moi, envole-moi


Souffrance des Flammes vint près d'elle. Épaule contre épaule. La rouquine de souffrance sourie au mâle roux avec tendresse et douceur. Chose que Nuage des Rivières imita.

En ayant essayé de le tuer. Elle s'était sentie.. honteuse, folle, misérable, pathétique, mourante, étouffée, suffocante, indésirable, inutile, vulnérable. Forte. Je me suis sentie forte. J'étais revenue à moi. Et j'ai.. Je.. Je me suis redressée. Et j'ai regardé mon cher Nuage Hurlant, le regard sérieux. Chantant. Avec douceur. Presque avec tendresse. Pour ce petit apprenti plus grand que moi, que je chérissais tant.

Je ne veux pas que tu m'apprennes à être aussi forte que toi. En fait. Je veux juste que tu le vois. Crétin. Je veux que tu me crois, quand je te dis que je tiens à toi. Que je crois en toi. Que pour moi, tu existes. Tu n'es pas meilleur que ton frère, que tout le monde, tu es juste une bonne personne. Je n'ai pas besoin de toi pour me tenir debout. Tu vois ?! Là, je peux te surplomber, même si je suis petite et frêle ! Je laissai mes épaules et mon cou reprendre une position naturelle.

Ce que tu es, comme ce que tu veux être, ce que tu veux faire, même si je crise encore, je les chérirai et les encouragerai jusqu'à mon dernier souffle. Miaulai-je les yeux pétillants d'admiration devant ce petit chat roux si précieux.

Bientôt. J’espère.
Chuuuut.
Ça va aller.

Sur ces mots intérieurs et extérieurs, je regardai cet apprenti d'une valeur si exceptionnelle et attendit la vague hurlante. Sa réaction. N'importe quoi, venant de lui. Découvrir ce qu'il voulait être. Juste me sentir exister à ses côtés. Juste le voir exister. Le voir grandir. Le voir devenir un sommet plus haut encore que les montagnes. Plus haut que la toison argentée.[/i]



[HORS RP : Crush confirmed XD]

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyLun 22 Avr - 11:39
Nuage Hurlant
« Nuage Hurlant, faisons une pause. »

Le rouquin grogne et s’écarte de son mentor qu’il avait brutalement attaqué sur la demande de ce dernier. Il toise son aîné avec un irrespect désolant, et secoue la tête de droite à gauche. Le matou noir et blanc, qui est censé lui enseigner comment servir son clan, lâche un soupir exaspéré.

« Un peu de respect, souffle le plus vieux. On fait une pause, un point c’est tout. »

Il y a un problème pour ce guerrier, c’est qu’il ne sait plus quoi faire avec son apprenti. Oui, Ciel Brumeux est perdu, parce que le novice roux est ingérable, insolent et têtu, et ça, ça insupporte le chat tacheté. Il aimerait tellement faire quelque chose, changer ces traits de caractère négatifs et le rendre meilleur. Mais même avec toute la volonté et l’espoir qu’il met dans ses entraînements et ses leçons de vie, rien n’y fait. Et il ne peut qu’être spectateur de l’auto-destruction du plus jeune. Ciel Brumeux s’en veut.

Nuage Hurlant s’en fout du vieux, de cet exécrable guerrier qu’est son mentor. Bien qu’il le fusille du regard, il finit par lui obéir. Enfin, obéir est un bien grand mot. Le rouquin jette un dernier coup d’œil méprisant à son aîné, puis disparaît d’un pas traînant en direction de la clairière. Quelques novices ont également pris une pause et discutent gaiement. L’apprenti au pelage enflammé a envie de vomir en les voyant. Quatre chatons sont apparemment en train de découvrir le camp. Heureusement qu’ils ne sont pas tombés sur Nuage Hurlant, ils seraient probablement traumatisés. Des guerriers prennent leur repas, d’autres s’apprêtent à partir chasser. La routine.

Puis c’est arrivé. Il sent une présence dans son dos, mais malgré ses très bons réflexes, il n’a pas le temps de s’écarter. Il sent un poids lui tomber dessus et des crocs acérés écorcher sa nuque. Son échine se hérisse, ses griffes surgissent et sa gueule s’ouvre ; il est prêt à riposter à tout instant. L’inconnu s’accroche, il sent des gouttelettes de sang se fondre dans les poils roux qui recouvrent son cou.

Soudain, il n’y a plus rien qui le retient. Nuage Hurlant en profite pour rouler sur le côté, se relever, et toiser d’un regard rageur son assaillant et celui qui vient de le « sauver » de cette soudaine attaque. Nuage des Rivières. Ses yeux s’écarquillent. Bon sang, il ne savait pas qu’elle était capable de ça. Un matou blanc comme neige se tient à ses côtés. C’est donc lui qui l’a libéré. Le rouquin s’apprête à lancer une insulte, un « qu’est-ce qui te prend, ta folie a pris le dessus ? », ou un « ça y est, t’es devenue complètement tarée, il n’y a plus d’espoirs pour toi ». Mais non. Il ne put rien dire, rien hurler, parce que c’est elle qui lui crie dessus en premier.

Je vais te faire crever de peur comme tu m’as fais.

Je vais te cracher dessus comme tu me l’as fais.

Je vais te rejeter comme tu l’as fais.


Il voit ses griffes déchirer les entrailles du sol, soulever le terre, le sable, et la neige qui recouvre le tout. Et il n’a pas peur. Il est juste abasourdi. Encore plus que la veille, quand ses mots l’ont atteint avec une force qui a fissuré ses murs. La surprise l’a percuté de plein fouet, sa gueule s’est ouverte dans une onomatopée muette.

Je ne suis pas folle. C’est vous qui êtes fous de me croire si faible ! C’est vous qui êtes tous fous à lier ! C’est vous qu’on devrait essayer de faire disparaître !

Mais… Elle est faible, n’est-ce pas ? Elle ne peut pas être forte, pas en craquant si facilement au moindre truc. Puis, elle est folle, pas vrai ? Elle ne peut pas être saine d’esprit, pas en hallucinant toutes les cinq secondes. Nuage Hurlant continue de la regarder, ne flanche pas. Il ne baissera pas les yeux devant un tel éclat de colère et de haine. Il est fier, puissant et fort. Et quand on est fier, puissant et fort, on ne baisse pas les yeux devant quelqu’un de faible et de fou.

Et elle continue de hurler, et Nuage Hurlant se demande si, quand elle aura fini, elle se sentira mieux. Parce que lui, quand il crie, quand il hurle, quand il braille, tous ses sentiments – rage, chagrin, jalousie – s’en vont. Il devient vide, mais le vide est beaucoup mieux qu’une poignée de choses négatives qui lui tordent les tripes. Le rouquin ne peut toujours pas en placer une. Il se fait hurler dessus, et il ne peut rien dire, rien faire. Est-ce dans cette position de faiblesse qu’elle se trouve à chaque fois qu’il passe sa haine sur elle ?

Elle lui dit qu’il est fort, qu’elle le trouve fort, puissant, « le meilleur ». Nuage Hurlant est estomaqué, comme la veille, parce que les mots, surtout les compliments qui viennent d’une femelle folle à lier, le rendent vulnérable et il n’aime pas cet état faible et impuissant.

Une bonne moitié des membres du Clan observe ce spectacle. Le rouquin se sent à découvert. Il ne peut s’empêcher de se demander si ses parents sont là, à regarder à quel point il est pitoyable et à prier le Clan des Étoiles pour qu’on tue ce bâtard, ce connard qui fait du mal à tout ce qui bouge, ce Nuage Hurlant et pour qu’on leur redonne leur fils, Nuage Silencieux, cet être si gentil, si puissant, si parfait.

Le rouquin se sent mal. Il se sent piégé, à bout de souffle, alors qu’il n’a même pas hurler. Il aimerait bien crier sur la noiraude pour arracher la haine qui lui broie les entrailles.

Elle tient à lui. Elle croit en lui. Il existe pour elle. Il n’est pas meilleur que son frère, ni meilleur que les autres, il est juste quelqu’un de bien. Elle n’a pas besoin de lui pour se tenir debout et le surplomber, et Nuage Hurlant le voit bien, le sent bien, ce regard inquisiteur qui le fait se ratatiner intérieurement. Faible, faible, faible, il est faible.

Et lui, il ne tient pas à elle, il ne la connaît pas. Qui est-elle ? Il ne croit pas en elle, pourquoi croirait-il en quelqu’un alors que l’on n’a jamais cru en lui, et que lui-même ne croit pas en sa personne ? Elle existe pour lui aussi. Et oui, il n’est pas meilleur que son frère ni meilleur que les autres, mais il va le devenir, c’est sa destinée. Et non, il n’est pas quelqu’un de bien, il est mauvais et prétentieux et orgueilleux et jaloux et colérique et arrogant et vulgaire et insolent. C’est un bel enfoiré, en somme.

Ce que tu es, comme ce que tu veux être, ce que tu veux faire, je les chérirai et les encouragerai jusqu’à mon dernier souffle.

Et voilà. Elle finit sur ces mots. Ces mots qui ont un impact inimaginable. Le rouquin sent son regard flancher. Ne pas baisser les yeux, ne pas baisser les yeux, ne pas baisser les yeux. Il prend une inspiration tremblante.

« F-Ferme-la s’il te plaît, souffle-t-il, luttant pour garder son menton relevé. Pourquoi… Pourquoi tu viens dans ma vie ? Je suis pas… Je suis pas bien, d’accord ! T’es déjà tarée, c’est pas une bonne idée de venir me parler, tu pourrais en venir au suicide avec toutes les conneries et les insultes que je hurle à longueur de journée. »

Son regard se plante sur le sol, sa tête se baisse– non, non, il ne doit pas, relève-toi, ne deviens pas encore plus faible que tu ne l’es déjà, lutte, combats la faiblesse qui veut s’emparer de toi, ne t’incline pas devant cette malade mentale, cette vermine, elle te ment, elle veut t’amadouer et après elle te déchirera en lambeaux, elle te rendra faible, impuissant, pire encore qu’à l’heure actuelle, bats-toi.

Ses yeux marron s’écarquillent, sa mâchoire se crispe et ses griffes lacèrent inconsciemment la terre et la neige et le sable, et il lutte, il se le promet qu’il ne faiblira pas, qu’il ne flanchera pas, il ne s’abaissera pas au pitoyable niveau de son opposante.

« Vas-t’en, se reprend-il, je n’ai pas de temps à perdre avec une bâtarde comme toi. Tu ne vaux rien, tu ne sers à rien, tu es une menteuse, une attardée, tu es folle à lier alors arrête de te voiler la face avec des mots aussi cons les uns que les autres, et ferme ta gueule une fois pour toutes. »

Dans un dernier effort, il relève brutalement la tête, fusille de ses yeux fous Nuage des Rivières.

« Tu sais quoi, crache-t-il, tu devrais essayer de te noyer dans la rivière. Peut-être que dans ta prochaine vie, tu serais un peu plus saine d’esprit. »

Un rictus vient déformer son visage, un rictus d’une haine incommensurable. Aux yeux des membres du Clan, il est devenu le pire des enfoirés s'il ne l'était pas déjà avant.

(Moi aussi je devrais faire ça, me noyer dans une rivière. Peut-être que dans une prochaine vie, je serais quelqu’un de bien.)

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyLun 22 Avr - 12:50
Nuage des Rivières
Une petite apprentie resta là sans pâtir. Elle échoua à nouveau cette vague hurlante de haine. Une vague dévastatrice. Déferlant sur ses os qui valdinguèrent au loin. Son petit petit monde montagnard s'effondra sur lui même sous la violence des vents hurlants. Encore une fois. Mais cette fois, les pierres de l'édifice se virent détruites. Elle avait attendu cette vague là. Mais elle était presque trop forte pour elle. Non, en fait, elle était beaucoup plus forte qu'elle. Elle senti les petites voix dans sa tête se déchirer et enflammer la forêt en contrebas du mur montagnard effondré. Derrière les ruines, l'incendie et la désolation, les frêles silhouettes de sa maladie surplombaient la scène, le regard endeuillé.

Pourtant, rien n'était mort. Elle s'était juste déchirée encore une fois. Souffle d'Espoir fut la première à craquer. Elle se mise à pleurer et son songe commença à s'enflammer. Un brasier de désespoir pur et annihilant. Elle brûla et s’effaça de la réalité, mais les fumées du brasier dévalaient en contrebas vers les ruines comme une coulée de boue.

Puis ce fut à Caresse d'Effroi d'être annihilée. Elle regardait dans le vide. Elle n'avait plus peur. Elle se contenta de disparaître. Misérable. Perdue dans un souvenir vibrant de terreur, de panique, de crises. Ne devenant.. Rien. Il ne restait rien de la belle chatte grise perlée.

Perle de Folie était aux côtés de Souffrance des Flammes. Ou Souffrance Hurlante, elle aurait peut-être dû la renommer ainsi. La forme noire à l'origine tricolore se disloqua. Littéralement. Dans un rire terrifiant, elle se mise à rire, se difformant de plus en plus. Ne devenant que nuage de folie. Folie généralisée. Elle, elle, elle ne s'en débarrasserait pas. Elle serait folle. Jusqu'à la fin de sa vie.

Ne restait que sa souffrance. Elle surplombait la petite novice noire de toute sa hauteur, de toute sa douleur. Nuage des Rivières avait l'air si petite, en face. Elle était aussi petite et duveteuse qu'un chaton. Mais au lieu de plonger vers elle pour achever le travail de Nuage Hurlant, elle s'écarta. Lui laissant une place. Elle bondit donc à ses côtés.

Et tu m'y aiderais ? Parce que j'ai déjà essayé, mais j'ai pas réussi. Miaulais-je. Revenue à moi. Au milieu des cendres et des ruines de ce qu'il m'avait fait.

Toi, mais t'es, mais TOI ! Mais je vais te tuer ! Cracha le chat blanc en passant devant la noiraude. Il montra les crocs au novice roux, le regard furieux. Mais pas comme Nuage Hurlant. Embrasement des Flocons avait une colère avec le même principe, mais pas la même essence. On ne touche pas à Nuage des Rivières. On ne touche pas à mon intégrité mentale, pour lui.

Espèce de minable, il y a une personne sur toute une forêt qui crois en toi, et tu lui dit de se suicider ?! Cette morveuse est bien plus forte que tout ce que tu peux imaginer, sale chiot galeux, coincé en enfance. Il s’avança jusqu'à ce que son museau ne soit qu'à quelques centimètres de la truffe du rouquin. Pendant qu'elle se bat contre la folie, tu fais quoi toi ? Hein ?! Tu n'as, et tu n'es RIEN ! Tu ne mérites pas un seul poil de ce qu'est Nuage des Rivières ! D'autres guerriers s'emportèrent, eux aussi. Insultant Nuage Hurlant.

Mais j'ai refusé ses paroles. J'ai senti une perle de folie battre en moi, une impulsion furieuse qui implosa en force dans mes petites pattes. L'adrénaline de la folie était ma force. Elle me donna tellement de force que j'ai réussi, réellement, à plaquer mon père au sol. Dans un bruit sec, l'assistance ne pipa mot.

Vous allez la FERMER oui ?! Grognai-je hors de moi. Si on ne touche pas à mon esprit, si on ne touche pas à Papa, on ne touche pas non plus à Nuage Hurlant.

Je me suis écartée de la masse blanche, seule lui avait pu voir et sentir que je tremblais. Je me suis éloignée, de peur de subir une nouvelle vague de haine de Nuage Hurlant, mêlée à celle de Embrasement des Flocons. Mais je me suis rendue compte que je me fichais de leur colère. Je me fichais de leur haine. Je me fichais de souffrir. C'est ce qui faisait ma force. Même si j'étais faible. Faible. Tellement Faible.

J'ai jeté un coup d’œil à celui que j'avais décidé de défendre crocs et griffes. Et j'ai relevé la tête, les oreilles et même les moustaches. Je tremblais. J'avais peur. Je crevais de peur. Ô j'avais si peur. J'avais tellement peur que j'en avais du mal à respirer. Mais je garde le menton dressé. Je les défi. Quitte à en crever. Je n'étais pas pressée de vivre, après tout. Autant accélérer les choses.

Mais j'ai repensé à ses mots.

F-Ferme-la s’il te plaît, souffle-t-il, luttant pour garder son menton relevé. Pourquoi… Pourquoi tu viens dans ma vie ? Je suis pas… Je suis pas bien, d’accord ! T’es déjà tarée, c’est pas une bonne idée de venir me parler, tu pourrais en venir au suicide avec toutes les conneries et les insultes que je hurle à longueur de journée.

Et je l'ai regardé avec dans les yeux une expression que j'ai trouvée.. Indéchiffrable. Couverte par la peur que je ressentais.

Je ne suis pas folle. Je peux ma maîtriser, j'y arriverai. Et même si je dois en crever je n'abandonnerai pas. J'ai survécu à un cataclysme en étant chaton qui sévit toujours maintenant, je survivrai à un autre.

Tu es forte, Nuage des Rivières. Tu es forte. Tu es forte. Tu es forte. Allez, tu es forte. Songeais-je. J'ai cherché Souffle d'Espoir. Mais la peur qui s'était emparée de moi n'était pas celle de Caresse d'Effroi. Et La Dame d'espoir était en cendres. J'allais devoir me porter toute seule ? La terreur s'empara de mon ventre. Les ombres revinrent. Elles n'avaient pas de visage. Elles étaient nombreuses. Elles étaient partout. Elles voulaient m'abattre. Me voir mourir. Je suis folle. Je suis complètement folle. Je suis réellement complètement folle. Et maintenant je suis seule. Surtout dans ma tête.

« Venez me chercher » Auraient-ils dit. Embrasement des Flocons et Nuage Hurlant. Mais je n'étais pas aussi forte qu'eux. Je n'étais que autodestructrice. J'avais peur qu'ils ne me détruise. J'avais peur d'être détruite. J'avais peur de vouloir mourir au point où je réussirai à me noyer sans que mon père ne vienne me chercher.

Je n'y arriverai jamais ! Miaulais-je d'une voix misérable, intérieurement.

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyLun 22 Avr - 19:06
Nuage Hurlant
Nuage Hurlant ne serait rien ; il était vide, incapable, inutile, condamné.

Il y avait tous ces guerriers, ces puissants chats qui protégeaient leur Clan au péril de leur vie. Ces guerriers qui, désormais, insultaient le novice roux et lui crachaient au museau comme s’il n’était un moins que rien.

Et Nuage Hurlant, il le savait déjà, qu’il n’était qu’un moins que rien, qu’un faible, pitoyable, impuissant chaton qui geignait à longueur de journée.

Les mots tournaient autour de lui et finissaient par le frapper de plein fouet, renvoyant la cruauté qu’il avait lancé à l’apprentie comme un boomerang.

Le novice ne pouvait pas se plaindre. Il le méritait. Il méritait ce qui lui arrivait. Il était faible. Pourri jusqu’à la moelle. Inutile. Exécrable. Il n’était en aucun cas quelqu’un de fort. Il n’était qu’un incapable matou qui prétendait être puissant alors que ses murs s’effritaient en quelques mots. Il se sentait humilié par dessus tout, car les regards brûlants et haineux des autres le plaquaient au sol et lui cramaient les entrailles.

Puis il y avait ce chat blanc, ce mâle imposant qui ne semblait en aucun cas heureux avec ce que Nuage Hurlant venait de dire. Dire qu’il était haineux ou plein de rage était un euphémisme. Le rouquin ressentit un semblant de peur – il ne saurait pas dire si c’en était ou pas – l’envahir, le submerger. Les crocs acérés de son opposant brillaient au soleil et bordel, Nuage Hurlant avait l’impression de se ratatiner au sol au point qu’il creuserait bientôt sa propre tombe.

Espèce de minable, il y a une personne sur toute une forêt qui crois en toi, et tu lui dit de se suicider ?!

Comment pouvait-elle croire en lui ? C’était ça la question que Nuage Hurlant se posait. Personne n’avait jamais cru en lui. Comment, comment diable pouvait-on croire en lui ? Le rouquin lutta pour garder son regard haut et son menton bien relevé. Il sentait ses yeux le piquer, parce que merde, d’un côté, il se disait que peut-être elle croyait en lui, que peut-être, enfin, quelqu’un avait foi en sa pitoyable, inutile, faible personne. Mais d’un autre côté, il se disait que c’était impossible, qu’elle mentait, qu’elle se voilait la face, qu’elle se trompait.

Cette morveuse est bien plus forte que tout ce que tu peux imaginer, sale chiot galeux, coincé en enfance.

Il luttait, il combattait ce sentiment submergeant d’anxiété et de désespoir qui comblait le vide qu’avait laissé sa haine dévastatrice. Il sentait tout son être –  ses tripes, ses poumons, ses muscles, son cerveau, son cœur – se faire broyer sous la faiblesse qu’il éprouvait. Il était nul, se sentait nul, inutile, impuissant, et il ne pouvait arrêter d’y penser, ne pouvait arrêter de se dire, de se hurler à quel point il était une pourriture qui devrait – non, qui mériterait – de se jeter dans une rivière et d’agoniser dans l’eau comme un rien.

Pendant qu'elle se bat contre la folie, tu fais quoi toi ? Hein ?! Tu n'as, et tu n'es RIEN ! Tu ne mérites pas un seul poil de ce qu'est Nuage des Rivières !

Tu n’as rien.

Tu n’es rien.


C’était vrai, c’était vrai et Nuage Hurlant crut devenir fou parce que sa vie avait été résumée en deux pittoresques sentences et que rien n’était faux dans ce que le guerrier avait lâché. Il sentit de nouveau ses yeux le brûler sous l’imposante présence des larmes qui voulaient désespérément se libérer. Mais il les renvoya où elles reposaient auparavant, prit une nouvelle inspiration tremblante, et continua de tenir sa tête bien droite et son regard bien haut. Il ne flancherait pas, ne se soumettrait pas, même s’il était nul et inutile et faible et pourri et encerclé par une bonne moitié de son clan.

Il sursauta quand il vit Nuage des Rivières écarter son père. Pourquoi ? Pourquoi s’obstinait-elle pour un cas désespéré comme lui ? Il ne méritait pas sa bonté, ne méritait pas son attention.

Je ne suis pas folle. Je peux me maîtriser, j'y arriverai. Et même si je dois en crever je n'abandonnerai pas. J'ai survécu à un cataclysme en étant chaton qui sévit toujours maintenant, je survivrai à un autre.

Et il comprit. Il comprit qu’être fort ne se résumait pas à réduire les gens à néant. Forte, comme l’avait dit le matou blanc, Nuage des Rivières l’était. Elle se battait, luttait, et n’abandonnait jamais. Les pupilles du rouquin s’écarquillèrent. Elle n’était pas faible. Elle avait des gens qui l’entouraient, qui étaient là pour elle et qui la hissaient vers le haut du cours d’eau pour éviter qu’elle ne se noie. Elle était dotée d’une force incommensurable. Nuage Hurlant comprenait maintenant.

« Je... », commença-t-il, estomaqué, avant de se couper la parole.

Il força sa mâchoire à rester crispée, bloquant le hurlement qui voulait fuser hors de sa portée.

Alors le novice roux, le moins que rien dont les larmes lui brûlaient les yeux, baissa la tête et le regard, et abandonna cette bataille qu’il avait idiotement lancé.

Là, les iris plantées sur le sol, le menton pointé vers le bas, les orbites baignant dans l'eau salée de son malheur, Nuage Hurlant était devenu faible dans tous les sens du terme.

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyLun 22 Avr - 20:07
Nuage des Rivières
Tremblante face à ce jeune rouquin désemparé, je l'ai approché. Mon cher Nuage Hurlant. Mon très, très, très cher Nuage Hurlant. J'ai approché de sa petite carcasse. Il semblait petit. Là. Il semblait malheureux. Plus malheureux que d'habitude. Tremblante à la fois d'effroi et de.. Je ne sais toujours pas quoi, j'ai délicatement placé mon museau contre le sien.

Bien sûr que si, tu es fort. Regarde. Tu vois ? Tu as abandonné cette bataille. Tu peux être quelqu'un de bien. Tu es vraiment, vraiment quelqu'un de bien, et quelqu'un de fort.

Son museau était grand par rapport au mien. Juste là, dans cette clairière, avec le clan qui s'en allait à ses tâches, pensant avoir eu à faire à un misérable petit caprice entre apprentis, elle se rendit compte d'à quel point il était vraiment précieux. Une petite âme, juste là, au creux de ses pattes. Qu'elle essayait d'aider à se créer un château. Et non une muraille. Je tenais vraiment, vraiment beaucoup à ce petit chat. Parce qu'il était petit, au fond. Mais s'il était petit, moi je n'étais qu'une puce. Moi, j'étais faible. Mais j'allais le rendre fort, pour lui même.

Ne fais pas attention à eux, ils ont l'habitude de mes crises, ils te prennent sûrement pour ma "victime". J'ai ouverts les yeux. Droits sur les siens. D'un marron noisette opaque et fermé. Je n'avais pas pitié de lui, j'avais peur de le perdre. Je tenais à lui. Je tenais tellement à lui.

Son museau était plus grand que le mien. Ses pattes étaient plus grandes que les miennes. Ses moustaches, ses oreilles, tout était plus grand que moi. Sauf ses yeux. Il avait les yeux en amande. À demis clos. Trempés de larmes.

Son silence me faisait peur. Je voulais rester là contre son museau, et sentir son souffle sur le mien jusqu'à ce que ses yeux brillent. Brillent de vie. Moi qui l'avais trouvé si fort et brave, je le voyais vulnérable et fragilisé. Même mon père ne m'avait jamais montré cette facette de lui, même si je savais qu'elle existait.

Mais j'ai dû me résoudre à aller dormir. Car je ne lui était d'aucun secours, en ce moment même. Je me suis donc effondrée dans ma litière de mousse comme une masse. Mon cœur battant si fort dans ma poitrine que j'étais persuadée que tout le monde le voyait. Alors je me suis rabattue sur moi même, dans une boule de poils si petite et si serrée que ma truffe en touchait la racine. Je tremblais. Tremblais à en perdre la raison. Tremblais de peur. J'avais peur de ne plus jamais revoir Nuage Hurlant, ou pire, de ne revoir que ce visage que j'avais vu. Ce souffle que j'avais senti. Ce regard que j'avais croisé.

Son souffle était glacé. Son front chaud. Ses yeux trempés. Il avait l'air... Désespéré. Et malheureux. Tellement malheureux. J'avais voulu l'aider mais j'avais l'impression d'avoir provoqué sa perte. La perte d'une âme si fragile mais si forte que je voulais voir briller pour l'éternité. Mes yeux se firent aussi humides. J'ai essayé de fermer les yeux. Mes les larmes ne firent que se déverser dans ma litière de mousse et de plumes.

« Tu sais quoi, tu devrais essayer de te noyer dans la rivière. Peut-être que dans ta prochaine vie, tu serais un peu plus saine d’esprit. »

Cette phrase jaillie dans son esprit alors que je venais tout juste de m'endormir. Et ma respiration se fit suffocante. J'ai commencé à trembler plus violemment, piégée dans mes rêves. J'ai porté mes pattes à ma truffe à l'aveuglette pour essayer de me réveiller. Mais rien n'y faisait.

Ces mots qu'il m'avait crachés restaient agrippés sauvagement à mon inconscient. M'y noyant avec la terreur d'un enfant qui a peur d'être abandonné. J'ai tout essayé pour me réveiller. Je me suis même griffé le museau dans mes rêves, ne sentant plus la fourrure contre ma peau. Alors j'ai tenté de me calmer. J'ai pensé à Papa. Je l'ai imaginé juste là, contre moi, son poil contre le mien. Tout va bien, Nuage des Rivières, Tout va bien. Et j'ai arrêté de trembler.

Les pattes sur mes oreilles, pour faire taire la voix de Nuage Hurlant. Faire taire son "je" déchirant d'il y a à peine quelques heures, faire taire ce « Tu sais quoi, tu devrais essayer de te noyer dans la rivière. Peut-être que dans ta prochaine vie, tu serais un peu plus saine d’esprit. »

« Tu sais quoi, crache-t-il, tu devrais essayer de te noyer dans la rivière. Peut-être que dans ta prochaine vie, tu serais un peu plus saine d’esprit. »

La phrase tournoya autour de sa tête comme un vautour en manque de viande fraîchement déchiquetée jusqu'à la mort. Le cœur au bord de l'implosion et le souffle à l'agonie, j'ai planté mes griffes dans la chaire de mon crâne et j'ai attendu. Les tremblement reprirent. Plus légers. Juste assez pour lacérer les fines plaies.

J'étais apparemment partie pour en pas dormir.

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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyLun 22 Avr - 22:04
Embrasement des Flocons
Tu restes en retrait des deux apprentis pour ne pas faire peur à Nuage des Rivières. Mais ta colère est vive. Même foudroyante. Alors que la jeune novice était s'en est allé dormir, tu attends avec patience et discrétion que l'apprenti roux ne sorte des griffes de cette imbécile de guérisseuse. Cette espèce de gourde s'était excusée pour Nuage des Rivières. Et n'avait même pas pris en compte les menaces du morveux sur ta fille. Tu es donc resté tapis dans l'ombre, assis, la queue soigneusement lovée autour de tes pattes, ce sale petit rat allait voit ta colère et ta cruauté. Tu allais le brûler.

Mais l'heure est à ton spectacle. Lorsque ce petit crétin sorti de la tanière de cette salope de guérisseuse, tu l'appréhendas. Tu ne te prias pas et forças le passage : les crocs dans la peau du cou, et tu l'as jeté comme de la paille vers l'entrée du clan. Tu comptais le faire aller à la lande, et laisser tes dons en improvisation faire tout le travail.

Le morveux se relève, mais son esprit reste à terre. Il ne te regarde pas. Il est comme transit par un froid intérieur. Comme une paralysie du sommeil.

Bonjour à toi faible petite créature. Si ta maman ne te manque pas trop, tu peux venir avec moi qu'on parle entre hommes ? Beau papa doit s'assurer que sa fifille chérie est entre de bonnes pattes. Tes yeux finirent ta sentence : C'est à dire pas les tiennes espèce de fumier de lapins pourri, rongé par la moisissure.

Personne ne touche à Nuage des Rivières.

Papa n'était pas content, pas content du tout. Alors le tout petit tas de merde s'avança devant la queue entre les pattes. Et cette fois, pas de jolie petite schizophrène pour le protéger. Cet espèce de larbin de raclure de fond des litières. Il s'avança, et sans rien dire. Jusqu'à ce que tu faces volt-face. Tu as regardé la lune, la lande et enfin le piètre petit gamin.

La lune trône bien au dessus de vos têtes. À toi et à cette carcasse de gerbille. Elle trône comme une déesse en pleine danse. Mélodieuse et rayonnante. Puissante et au dessus de tout soucis. Aussi claire que de l'eau de roche. Hein ? C'est ce que nous allons voir, Nuage Hurlant.

Au milieu de cette lande. Tu vois un gamin. Autour de ce chaton à la morve au nez, tu vois une surface parfaitement plane et presque lisse, vue de loin. Les herbes se couchent, en révérence, face à la tragédie qui va sûrement arriver en cette soirée d'hiver. Les herbes sont faibles aussi. Elles ploient sous le poids de la neige. Semblant faire une révérence face à ton courroux sur cet connard d'apprenti qui méritait amplement son sort. Mais la violence n'était pas dans ta nature. Simplement la violence physique. Mais ce gosse là, tu serais capable de le tuer. Personne. Ne. Touche. À. Nuage des Rivières.

Donc. Putain de dégueulis de pie. On va pouvoir parler, toi et moi. Tu vois. Sans colère. Sans méchanceté. Tu regardes cette coquille vide d’intérêt. qui ne cilla pas face à ton insulte. Il en était presque intéressant. Mais là, ce n'était pas une expérience. C'était une vengeance.

Voyons ce que tu as à offrir, piètre gamin, si insignifiant que tu ne sais que hurler. Tu t'approches du novice en transe. Un rouquin. C'est pas pratique pour se cacher dans les fourrées. Et débusquer les proies. Ton regard est complètement vide. Serais-tu à terre, connard de morveux ? Toi qui est si fière. Bah oui connard, je sais observer. Regarde les poils de ton cou, compare les à ceux de.. Je sais pas.. Prenons au hasard. NUAGE DES RIVIÈRES ?! Craches-tu sur l'apprenti qui ne bouge toujours pas. Les siens sont plaqués contre son poitrail. Contrairement à toi. Ils luisent. Ilks sont lustrés. Constamment à l'air libre. Qu'est-ce que tu fais avec ça morveux ? Tu dragues les minettes ?Mais non suis-je bête, tu méprises les autres. Je sais, je le fais aussi. Je le sais parce que la fourrure de tes épaules est bien lisse aussi. Donc que t'es bien droit, et la nuque bien relevée. Trop relevés. Or, apparemment, les femelles préfèrent voir les yeux des mâles. Ne me demande pas comment je le sais, la salope de mère à Nuage des Rivières me l'a apprit. Et apparemment ça marche. Je n'ai pas testé. Tu regardes son corps, maintenant. Un petit chat bien fort qu'on a là ? Bien musculeux, qui s’entraîne sans relâche. Qu'est-ce que tu fais de tout ça petite merde ? Je suppose que c'est pas pour draguer la jante féminine, mais tu devrais. Vu ta gueule et ta réputation ça va vite être foutu pour toi. Et tu seras oublié. Craches-tu. Et c'est pas tout, regarde tes pattes arrières, tes tendons ont l'air fragiles comme des feuilles mortes. Tu es frêle, même si tu as travaillé ta musculature. Tu ne mènes nulle part, et tu le sais. Je me trompe ?

Tu t'éloignes de cette raclure. Contemple le spectacle de sa désolation.  

Maintenant, analysons ensemble ce que tu as fais. Et seulement aujourd’hui. Car tu es tellement visible et intéressant que je n'ai aucune idée de qui tu es. Ni même de ton nom. Moi, c'est Captain Connard au fait. Toi c'est quoi ? Soldat des enfoirés ? Ravi de te rencontrer. Puis, ton regard se pose sur ce petit rouquin à nouveau. Tu laisses ce petit cristallin dans ton œil faire la mise au point sur ce simple petit point là. Citons-donc. Tu as.. Rien en fait. Tu as juste suggérer à une jeune chatte de se noyer. Tu ries, en dévoilant tes crocs pleins de haine, désireux de tâter les côtes de ce petit chat sans défenses. Et tu sais quoi ? Cette fille c'est ma fille. Nous, on s'autodétruit. Soldat des Enfoirés. Mais elle c'est même pas volontaire. Et tu as fais du mal à ma Nuage des Rivières. Tu as fais du mal à ma fille.

Tu sens la haine pour le mouflait monter. Et tu rechignes un coup de pattes bien placé. Son cou est encore fragile. Et bien endommagé par la folie de ta Grande.

Tu es vulnérable. Accepte le. Tu t'approches de lui. Si prêt sur ta truffe touche le sommet de sa tête. Tu abaisses ton cou, face à lui. Pour remonter son cou pour qu'il te regarde. Droit dans les yeux. Je te brûlerait. Craches-tu. Tes crocs effleurent une de ses moustaches.

Et d'un coup de tête, tu fonds sur lui. Ton crâne heurte le sien, mais il est plus petit. Et plus faible. Tu le reprends par la peau du cou. Mais pas au bon endroit, volontairement, pour lui faire mal. Tu le jettes au loin, ayant visé un arbre de la lisière. Et tu l'abandonnes là. Brûlé au second degré. Pas complètement, en réalité. Car tu l'as à nouveau attrapé par la peau du cou, vraiment cette fois, et tu l'as ramené au camps. Tu le jette maintenant avec négligence dans la tanière des apprentis. Juste contre le mur. Il dégouline misérablement au pieds des apprentis qui s'étaient écartés avec précipitation.

Nuage des Rivières ouvre les yeux avec terreur. Revenant apparemment de très loin. Tu avais rouvert sa blessure, le sang empoisonne de son odeur fétide toute la tanière. Les autres chétifs s'enfuient, en t'évitant avec soin. Seule ta jeune fille reste sur place, au chevet de Nuage Hurlant, terrifiée. C'est le moins qu'on puisse dire. Elle te regarde avec dans les yeux un mélange d'angoisse et de déception.

Je sais, je sais. Songes-tu en regardant ce petit museau noir aux yeux bleus claires trempés de larmes. Mais tu remarques un détail qui te rend fou de rage : du sang. Et pas celui de Soldat des enfoirés. Sur ses oreilles et sur son museau, presque sur son œil droit. Elle a cauchemardé, elle a juste cauchemardé, ce n'est pas sa faute. Mais elle s'est blessée, et ça te met hors de toi. Tu te hais pour ce que tu t'apprêtes à faire. Mais tu dois tout brûler. E-Et elle peut en faire partie ! P-pas vrai ? Pas vrai ?!

Tu approches la frêle apprentie et la saisie avec violence par la peau du cou. Tu es ferme, hargneux et putain tu es détestable.

Et tu m'y aiderais ? Parce que j'ai déjà essayé, mais j'ai pas réussi. Ces mots raisonnent en écho dans ta tête. Un écho de verre, qui éclate contre ta chaire, contre ta vulnérabilité. Nuage des Rivières panique. Elle peine à respirer. Tu te hais pour ce que tu t'apprêtes à faire (je me hais pour ce que je m'apprête à écrire) Mais elle ne doit pas le fréquenter. Elle ne doit pas l'aider. Elle ne doit pas l'aimer. Elle ne doit pas. Elle ne doit pas. Elle ne doit pas. Elle ne doit pas t'abandonner. Jamais ? Elle ne peut pas t'abandonner, elle ne peut pas aller voir une autre merde qui lui fera du mal comme tu le fais. Elle ne peut pas. Elle ne doit pas. Elle ne doit pas. Elle ne doit pas. Elle ne doit pas.

Tu arrives à la rivière, et tu plonges la tête dans l'eau. Nuage des Rivières avec. Tu aimerais rester ainsi, et crever au lit de cette rivière. Mais Nuage des Rivières est avec toi. Alors tu la lâches, mais la maintient en place avec une patte, fermement maintenue sur ses épaules. Tu respires. Pas elle. Tu as peur. Tu te hais. Tu te hais réellement.

La courageuse novice ne cesse de s'agiter, suffocante. Tu sens contre tes coussinets son cœur battre. Tu la sens en train de mourir entre tes pattes. Tu veux qu'elle se libère. Si elle était capable même de te tuer ça serait beau. Mais même si elle en était capable, elle ne le voudrait pas. Alors elle fait ce qu'elle sait faire de mieux. Être forte. Et elle réussi à contorsionner son cou pour se retourner et saisir la patte sur son dos, elle y plante ses crocs, et tu sens la terreur envahir ton corps quand tu vois vos sangs se mélanger dans l'eau. Elle ne lâcha pas la patte sanguinolente badigeonnée de boue et d'eau et la tira hors de ce torrent d'effroi. Elle revint sur la berge, mais ne lâcha ta patte que pour te sauter dessus, toutes griffes dehors.  

Tu atterris violemment mais avec puissance, tu lui assène un coup de patte sur le haut du crâne. Elle se relève, sa dense robe noire en bataille et te regarda avec dans les yeux comme une haine pure et saine mêlée.

Tu te mets en position d'attaque. Ne comptant pas attaquer. Mais elle ne le voit pas. Et t'attaque. Tu tombes dans l'eau à la renverse dans l'eau. Emporté par le courant, tu tentes vainement de revenir à la surface, mais tu ne sais pas nager. Et Nuage des Rivières te regarde, elle s'accroupie et plante à nouveau ses crocs dans ta patte. Dans une non blessée. Et te force à revenir sur la terre ferme. Tu peines à respirer, alors qu'elle plonge son petit museau dans ton cou pour s'y blottir. Tu sentis ses paupières se fermer. Elle n'y reste que quelques secondes. Et rentre au camps.

Tu restes sur la berge. Vulnérable. Pantelant. Abandonné.

Ne m'abandonne pas. Souffles-tu d'une voix inaudible. Tu tends une patte dans sa direction, trop faible pour mieux faire. Tu sentis les larmes monter. L'odeur du sang aussi. Celui de Nuage des Rivières. Celui de Nuage Hurlant. Le tien. L'entaille sur ton poitrail s'ouvrant sur l'hémorragie.

Tu faillis être heureux. Jusqu'à ce que tu vois cette salope de guérisseuse arriver en courant, paniquée. Nuage des Rivières l'avait prévenue.

Abandonné, tu fermes les yeux. Priant presque pour y rester, cette fois. Tu te dis que tu aimes ta fille. Qu'elle est devenue encore mieux que ce que tu espérais. Tu te dis qu'elle est merveilleuse. Tu l'aimes, ta Nuage des Rivières. Putain qu'est-ce .. Que tu l'aimes... Ta.. Nuage des Rivières.. ! Même si le vide et le.. Le... L'étourdissement s'empare de toi. Tu..

Per..

Personne


Ne

Touche

À

Nuage

Des

Rivières.

Per.... Personne.. !
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MessageSujet: Re: Lets continue the game Lets continue the game EmptyLun 22 Avr - 22:23
Nuage des Rivières
Je suis retourné voir Nuage Hurlant. Laissant mon père là bas. La guérisseuse se précipita avant même que je finisse de parler. Loin de se douter que nous nous étions battus. Les autres apprentis n'étaient toujours pas revenus dans la tanière. Je n'eu donc aucun mal à le trouver. Je m'écroulai à ses côtés. J'étais blessée. Bouleversée. Sale. Trempée. Papa avait tenté de me tuer. De le tuer. De se tuer. Mais j'étais là. Devant Nuage Hurlant. Je voyais ses yeux scintiller dans l'obscurité. Sans émotion. Je me suis sensiblement approchée de lui. Laissant nos truffes se toucher.

Je me suis traînée juste un peu plus loin pour ôter la poussière de ses oreilles et du haut de sa tête. Presque comme une mère rassure son fils. Mais même si j'avais un fils, je ne l'aimerai pas autant. J'ai posé une patte sur la sienne. Mes oreilles me brûlaient. Mon museau aussi. Ma gorge aussi. Mon pelage trempé le rendait tout aussi lourd et piquant comme s'il y avait eu du sel. Mais dans un soupire tremblant, j'ai reposé mon museau contre le sien.

Même si j'avais mal. Même si j'avais peur. Même si tout ça. Je me suis forcée à respirer, juste pour humer son odeur. Sa douleur. La mienne. Il était là, son museau contre le mien, étalé sur le côté, vulnérable. Mais moi aussi. L'odeur de son sang, de l'eau et de la peur s'engouffrait dans la tanière. Mais tout irait bien.

Je crois que je t'aime, Nuage Hurlant. Soufflais-je d'une voix enrouée.

[Je vais pleurer. J'te jure j'vais pleurer XD]

~~~~~~~~~~~~~~~~
Le chant des rivières fait tourbillonner la mélodie. Une mélodie infiniment douce. D'où elle vient ? De son esprit, d'un esprit malade mais jamais à court de détermination, de vie, de ressources.
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